07.11.2009

L'échec programmé de l'aéroport de Dole-Tavaux

0 3774.2.jpgConseil général du Jura

L'échec programmé de l'aéroport de Dole-Tavaux

   Le 6 novembre, l'assemblée plénière du Conseil général devait se prononcer sur le choix d'un délégataire pour l'aéroport de Dole-Tavaux. A cette occasion, les conseillers généraux jurassiens ont longuement débattu de l'avenir de cette infrastructure.

   Que ressort-il de ce débat de plus d'une heure ? Rien, si ce n'est une multitude de banalités déconcertantes. Rien de concret ni de bien sérieux. Comment peut-on imaginer développer ce site avec des l'organisation de manifestations de dirigeables ou d'aéromodélismes, l'entraînement de pilotes à l'heure du simulateur, une hypothétique fermeture de la base militaire de Dijon alors que le gouvernement vient de renforcer la BA 102, la proximité du pôle santé de Besançon ou encore le maintien de l'aéropostale qui n'est en aucun cas garanti à moyen terme.

    Voici une synthèse assez fidèle de cette discussion qui permettra aux jurassiens de se faire une opinion quant aux piètres ambitions de nos élus et à leurs maigres arguments pour promouvoir ce projet qui pourrait bien se terminer en fiasco à l'image du réseau départemental de haut débit. Force est de regretter que ce débat, pourtant important pour notre région compte tenu des enjeux, ne restera pas dans les annales de l'institution départementale !

Alain PERNOT

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Jean RAQUIN confirme que la région a toujours participé au financement de l'infrastructure. Il souhaite que les investissements se fassent en fonction des résultats obtenus.

Selon le président, le premier client de l'aéroport est l'aéropostale. Le président affirme avoir l'assurance qu'il y aura une continuité de la présence de l'aéropostale sur Tavaux.

Il annonce par ailleurs "avoir déjà deux demandes en ce qui concerne cet aéroport pour des manifestations mondiales" pour l'été prochain "qui montre bien l'intérêt de cet aéroport". Il s'agit d'un championnat du monde au niveau des dirigeables et un championnat du monde d'aéromodélisme. Selon lui, "cela veut dire que cette base devient un miroir pour le département".

Gilbert BLONDEAU, confirme que le département de la Haute Saône a décidé de s'engager en participant au financement de l'infrastructure.

Marie-Christine DALLOZ regrette que la région ne se soit pas portée "légitimement" "acquéreur" de l'aéroport. La députée se dit "très favorable à relancer la dynamique de l'aéroport à condition que le conseil général soit sûr qu'à chaque étape, en fonction de l'avancée de la validation de l'étape précédente, le conseil général puisse revenir sur ses engagements".

Il y a, selon elle "sur ce dossier des éléments ambitieux qui ne pourront être validés que si chaque étape est bien respectée".

Au final, l'élue se déclare "favorable à la délégation de service public avec cette possibilité pour le conseil général de sortir en cours de route si l'on n'obtient pas les résultats envisagés à chaque étape" ce qui lui semble être une mesure "prudentielle"

Clément PERNOT regrette que soit conservée l'appellation "aéroport régional" au regard de la faible participation financière de la région Franche-Comté au fonctionnement de la structure et au regard de la participation financière importante du conseil général du Jura qui a su prendre ses responsabilités pour cet équipement de première importance.

Franck DAVID souligne que cet aéroport est important pour le développement économique et touristique de la région. Il ajoute que si le conseil général "prend l'avion trop tard, ce sera trop tard est qu'ensuite on ne pourra plus revenir en arrière".

L'élu ajoute : "L'aéroport est un formidable outil et que l'on pourra au jour le jour modifier selon le temps".

Jean-Marie SERMIER déclare : "Je salue le nouveau jour pour cet aéroport et je parle bien d'un aéroport et pas d'un aérodrome et je salue Gérard BAILLY qui en son temps avait su prendre la balle au rebond quand la région n'avait pas choisie de se porter candidate".

Aujourd'hui, précise t-il, "nous avons réussi à maintenir cette activité, je ne dis pas sauvé, je dis maintenir, et nous allons aujourd'hui à nouveau, non plus maintenir mais développer".

Selon le député, Kéolis est "un groupe qui est spécialisé dans les petites plates-formes sur lesquelles il y a eu des avancées significatives chaque fois qu'ils sont arrivés".

Il pense qu'il y aura "probablement" une gare TGV sur le secteur "pour laquelle il va falloir se battre", il y à deux sorties autoroutières, il y à un canal qui, certes reste modeste en gabarit mais n'est pas très loin d'un canal à plus grand gabarit qui est la Saône. "Dans ce secteur, l'aéroportuaire peut apporter un plus en terme d'inter modalité". "Il ne s'agit pas de savoir s'il y aura beaucoup de personnes qui vont prendre l'avion pour aller à Londres pour aller à Barcelone, je crois que ça c'est illusoire, par contre en inter modalité on peut apporter un plus".

On peu apporter un plus dans "un réseau maillé d'aéroports existants et je pense notamment à Saint Exupéry". Ces gros aéroports ont besoin de plus petit à côté d'eux et je pense qu'il est important que l'on puisse tisser des liens.

Le député ajoute : "Il est clair que si deux aéroports importants, de ce style, ne peuvent pas subsister très longtemps côte à côte entre Dijon et Tavaux je suis persuadé que celui qui a le plus d'avenir c'est celui de Tavaux pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, Dijon est emprise aux militaires. Chaque fois q'un avion civil décolle, il s'agit des pompiers militaires et de la tour de contrôle gérée par les militaires qui en assure la gestion. Si demain il n'y à plus de militaires, il n'y à plus de pompiers, ça veut dire qu'il faudra investir lourdement pour les Bourguignons pour faire en sorte que cet aéroport fonctionne. D'autre part, l'aéroport dijonnais à ceci de particulier qu'il est inclus maintenant dans le périmètre de la ville et de l'agglomération dijonnaise et qu'à l'avenir il ne peut pas s'étendre et que chaque fois qu'il croira en matière de trafic il y aura des oppositions fortes de la part des riverains".

"Nous avons la chance d'avoir cet aéroport à Tavaux qui est à 20 minutes de l'agglomération dijonnaise et qui est en zone rurale (...). Certes, l'on n'est pas très loin de Dole et de Choisey. Certes un certain nombre d'habitants de Choisey que j'ai reçus s'inquiètent si demain il devait y avoir un trafic extrêmement dense, on peut les rassurer, je crois que le trafic sera mesuré même si on souhaite tous qu'il se développe".

"Notre devoir d'élu est de transmettre cet aéroport aux générations qui vont nous suivre avec au moins autant d'activité que nous l'avons pris".

Selon Michel GINIES c'est "un équipement structurant, qui a surtout le mérite d'exister". Avec le canal Freycinet, avec le rail, avec l'autoroute, c'est un élément qui contribue à une complémentarité des transports.

"Jusqu'à maintenant la gestion et l'activité de cet aéroport n'ont certes pas été à la hauteur de nos attentes, les raisons sont multiples mais il faut donner une nouvelle chance à cette infrastructure, il faut y croire en gardant les yeux ouverts et en évaluant bien les risques parce qu'il y en à. C'est à dire, si ça ne décolle pas dans les années qui suivent il faudra en tirer les conséquences toutes les conséquences".

D'après Christophe PERNY c'est "un pari à partir de fonds publics", c'est un pari important est se dit pour sa part "réservé" et ne se dit "pas trop joueur en tout cas avec les fonds publics".

L'élu de Lons doute de la capacité du département du Jura de pouvoir, en plus des projets en cours notamment la LGV, avoir un équipement de ce type qui soit performant. Il se demande si entre Lyon et Mulhouse, il y a de la place pour créer cet équipement ?

Pour André VAUCHEZ les infrastructures de l'aéroport ne sont pas au top niveau, on va y arriver, lentement mais sûrement parce que c'est dit dans la concession.

Il y à actuellement 500 000 € de déficit de fonctionnement, demain dans le cadre de la DSP c'est aussi quasiment 500 000 € de déficit assuré sauf qu'il peut être moindre si y a un développement et honnêtement ces 500 000 € ne vont pas beaucoup impacter sur les finances départementales par rapport à la situation actuelle. Pour l'investissement, il sera maîtrisé.

Il y a surtout un argument de poids, il s'agit du pôle Besançon Transplantation qui sera européen ou sinon il n'existera plus. Et il sera européen que si on est capable de transiter rapidement par l'aéroport. Un comité stratégique sera mis en place, de quoi s'agit-il ? C'est voir demain, après demain et encore plus loin et ça, c'est capital pour l'avenir de l'aéroport.

Patrick VIVERGE : "Quel sera l'avenir de l'aéronautique dans les 10 ans ? Comment vont évoluer les technologies ? Quelles seront les politiques au niveau environnemental qui vont peut être pénaliser l'aviation civile ? Est-ce que le train et notamment le TGV va être un atout pour l'aéroport ou au contraire un concurrent ? On ne peut pas savoir, personne ne peut répondre à ces questions".

"Il y a effectivement un pari à faire avec ce projet, est ce qu'il faut ou non faire ce pari ? On ne peut faire qu'un pari avec l'argent public et c'est notre rôle en tant qu'élu, le groupe Agir à gauche fera ce pari là".

Pour Jean RAQUIN il ne s'agit pas d'un pari, par contre "si le conseil général ne s'engage pas sur ce dossier cela serait grave pour le département et la région". "L'outil nous l'avons, gardons le et essayons d'en faire un outil de développement de notre région" précise le président de l'assemblée départementale.

Pour Alain BIGUEUR, l'avenir de l'aéropostale sur Tavaux, qui est le principal client aujourd'hui, est très menacé dans l'avenir. En réponse, Jean RAQUIN souligne avoir rencontré la direction régionale de La Poste et évoqué avec elle la situation de l'aéroport. Il ressort de cet entretien que des modifications sont prévues dans l'organisation de travail de La Poste qui entraîneront des modifications pour les personnels "mais dans tous les cas, pour le moment, la ligne aéropostale serait maintenue c'est ce qui compte".

Pour Marie-Christine CHAUVIN, l'aéroport est un outil précieux pour le développement touristique. C'est pourquoi elle "croit dans cet aéroport et pense qu'il faut relever le défi".

Michel GANET affirme "ne pas croire du tout au projet mais alors pas du tout" parce que les aéroports de Bâle Mulhouse et Saint-Exupéry sont trop proches. Selon lui, "il n'y aura jamais à Tavaux un trafic identique à ces aéroports". Il pense que la région a peut être eue raison d'être frileuse sur ce dossier. Il "voit quand même un avenir pour Tavaux avec le développement d'une activité d'école de pilotage sur le site".

Pour Gilbert BLONDEAU "un des avantages de Tavaux réside dans la possibilité pour les autres aéroports de dérouter des avions vers le Jura depuis Mulhouse ou Saint-Exupéry par exemple". Selon lui, "avec la LGV on pourrait ensuite faire très rapidement la navette depuis Dole en  TGV vers ces deux aéroports en cas de déroutement".

L'élu souligne que le délégataire a aussi pour rôle de trouver de nouveaux produits pour assurer l'avenir de cet aéroport.

S'agissant des investissements, ils se feront au fur et à mesure du développement économique de la plate forme. Selon lui, le dossier est  relativement prudent, il est osé certes, mais il faut aussi en politique savoir se projeter dans l'avenir.

Gérard BAILLY souligne que lorsque Peugeot ou Renault lance un nouveau modèle de voiture ils ne sont pas sûr de réussir, que dans la recherche médicale, lorsqu'un laboratoire lance un médicament il n'est pas sûr de réussir. Il ajoute que celui qui veut toujours être sûr de réussir avant de démarrer ne fait rien !

Il souligne que d'autres aéroports qui n'avaient pas beaucoup d'atouts, comme celui de Tavaux, ce sont beaucoup développés.

Le conseil général n'a pas le droit de ne pas prendre ses responsabilités sur ce dossier.

30.10.2009

Discours de Nicolas Sarkozy à Poligny

Discours de Nicolas Sarkozy aux agriculteurs à Poligny : Du déjà vu !

   « Je suis pas venu vous tenir un discours que vous avez déjà entendu », a dit Nicolas Sarkozy lors de son discours devant les agriculteurs à Poligny le 28 octobre. Sauf que Le petit journal de Canal plus a révélé d'amusantes similitudes avec un autre discours du président, tenu le 19 février dernier à Daumeray dans le Maine-et-Loire.

discourssarkozy.jpg

   Certaines phrases sont en fait exactement les mêmes, comme celles-ci: « Un agriculteur, c’est d’abord, et je ne me lasserai jamais de le dire, un entrepreneur, un entrepreneur qui ne compte pas ses heures, qui porte la responsabilité d’investissements importants, qui doit relever quantité de défis humains, financiers, techniques, administratifs considérables ». Si l’intervention du président à Poligny se distingue de celle du début d’année par les propositions qu’il contient, certaines phrases, ponctuées de la même manières ont été, à huit mois d’intervalle, tout simplement copiées-collées.

Voir un extrait de l'émission Le Petit Journal de Canal+ du 28 octobre 2009

http://player.canalplus.fr/#/287944

22.07.2009

Jean-Louis MILLET

dindon13.jpgRaciste, sans doute pas, mais pingre à coup sûr !

   Après avoir fait dépenser plus de 40 000 euros à la Ville de Saint-Claude en frais d'avocat et de procédures pour une plainte en diffamation contre le président national de SOS Racisme qui l'a accusé d'être raciste, Jean-Louis MILLET, l'ancien maire de la cité pipière, ne pouvant plus disposer des crédits de la commune, sollicite désormais les dons des bonnes volontés pour financer la suite de son contentieux. Monsieur MILLET entend ainsi continuer à défendre son honneur avec l'argent des autres ! 

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Aéroport de Dole-Tavaux

dindon13.jpgLe Conseil général du Jura a-t-il fait une bonne affaire ? (Suite)

    Récemment, le Dindon enchaîné (n° 9 - 3 mars 2009) se demandait si le Conseil général du Jura avait fait une bonne affaire en reprenant la gestion de l'aérodrome de Dole-Tavaux. Nous indiquions alors que le Département allait devoir débourser au moins 500.000.€ pour la mise aux normes de cet équipement.

    Le 17 avril dernier, la commission permanente du Conseil général autorisait le lancement officiel d’une consultation et la signature d’un marché public concernant la création de cette installation et la création d’un parking. Quant au coût prévisionnel de ces travaux il sera conséquent, 800 000 € HT environ selon les chiffres fournis par le Conseil général.! Une paille qui laisse penser que la reprise de l'aérodrome n'est vraiment pas une bonne affaire pour les finances départementales !

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Conseil général du Jura

dindon13.jpgFace à la crise, droite et gauche gardent le cap : Toujours plus de dépenses, toujours plus d'impôts !

   Baisse du produit de la taxe professionnelle et des droits de mutation, stagnation des dotations de l'Etat, progression des dépenses sociales… La crise économique va avoir des répercutions importantes sur les finances des collectivités locales.

   Pour faire face à cette crise des finances publiques locales, les élus devront prendre des mesures draconiennes pour boucler le budget des régions, des départements et des communes. Cela passera par la recherche d'économies et une gestion plus rigoureuse des deniers publics. Malheureusement, ces deux exigences ne sont toujours pas à l'ordre du jour au Conseil général du Jura. Pour la droite et la gauche, il n'y a toujours qu'un seul credo : Toujours plus de dépenses et donc toujours plus d'impôts !

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La brosse à reluire

dindon13.jpgCe contrôle de légalité qui gêne tant certains élus locaux !

   Le contrôle de légalité est une procédure par laquelle le préfet s'assure de la conformité à la loi des actes pris par les collectivités territoriales.

   Le contrôle de légalité est une procédure par laquelle le préfet s'assure de la conformité à la loi des actes pris par les collectivités territoriales.

   Ce contrôle est primordial pour veiller à la régularité des décisions prises par les assemblées locales. Or, cette procédure fait de plus en plus grincer les dents de certains élus. Jean BURDEYRON, maire de Moirans-en-Montagne, a exprimé à plusieurs reprises sa profonde aversion envers les services chargés de ce contrôle. L'élu jurassien déclarait ainsi en janvier 2003 dans les colonnes du Progrès : " Il faut (…) remédier à la lourdeur administrative, on assiste à des contrôles de légalité tatillons faits par de vrais débiles mentaux ! ".

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Région Franche-Comté

dindon13.jpgLes nouveaux globes trotteurs ! (Suite)

   Dans un précédent numéro du dindon enchaîné (n° 9 - Région Franche-Comté : Les nouveaux globes trotteurs !), nous avions évoqué la pérégrination des élus régionaux aux quatre coins de la planète dans le cadre de leur mandat.

   Parmi ces globes trotteurs on retrouvait notamment Pierre MAGNIN-FEYSOT, vice-président délégué de l'assemblée régionale. Après un voyage en Chine en mai 2008, une visite au Maroc en juin, en juillet et en octobre, une ballade en Russie en septembre puis un séjour au Canada en octobre, l'élu s'est de nouveau envolé pour Agadir (Maroc) le 19 février 2009 dans le cadre des Assises de la coopération décentralisée franco-marocaine (1 039 €). Notre commis voyageur était de nouveau en Chine entre le 2 et le 11 avril 2009 pour une mission officielle. Joseph PARRENIN, était pour sa part à Kolda, au Sénégal, entre le 22 et le 26 janvier 2009 dans le cadre de la rencontre des partenaires et du suivi technique de la coopération (1 861 €).

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Loi HADOPI

dindon13.jpgLes promesses virtuelles du député SERMIER

   Le 24 mars 2009, le député Jean-Marie SERMIER publiait sur son site web un article intitulé " Jean-Marie SERMIER à la rencontre des professionnels du cinéma ".

   Selon cet article, le député aurait rencontré les responsables du cinéma les Tanneurs à Dole quelques jours avant le vote de la loi contre le téléchargement illégal. Ce texte précise qu'au " cours d'un entretien très fructueux, ceux-ci ont développé les arguments de tous les professionnels de la création artistique en faveur de la loi HADOPI. (…) Sans réglementation précise contre le téléchargement, l'ensemble de la culture française pourrait connaître une situation dramatique dans les années à venir ". Cet article précise que ".Jean-Marie SERMIER soutiendra cette loi ".

   Manque de chance pour les responsables du cinéma dolois, cette rencontre n'aura servi à rien puisque le député du Jura n'était pas présent le 6 avril dans l'hémicycle pour voter ce texte qui sera du même coup retoqué du fait de l'absence de l'immense majorité des députés de la majorité.

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16.07.2009

M. PERNY persiste… dans la calomnie !

   Droit de réponse adressé au quotidien Le Progrès suite à la publication d'un article intitulé "Non, non à la chasse au Dindon" le 16 juillet 2009.

   Non content d'avoir proféré des menaces physiques à mon encontre devant plusieurs témoins dont ma compagne enceinte de plus de huit mois et sa petite fille de 8 ans - ce qui constitue en soit un acte extrêmement grave pour un élu de république -, mais que M. PERNY prend avec une légèreté déroutante et qu'il "assume" parfaitement selon votre article - monsieur PERNY persiste dans l'ignominie en ayant désormais recours à l'insulte verbale et à la calomnie par le biais de votre journal. Cette attitude est parfaitement inqualifiable de la part d'un homme politique qui devrait porter haut les valeurs de respect et de tolérance.

    Je prends à témoins les Jurassiens de l'attitude tout à fait abjecte du personnage qui montre là - j'en ai peur - la vraie facette de sa personnalité. Au lieu d'exprimer le moindre regret et accessoirement de s'excuser de s'être emporté, ce qui peut arriver à tout un chacun, il a cru bon de persister dans l'agressivité.

    Je me garderais bien pour ma part de répondre à la calomnie. Je note toutefois à regret que M. PERNY, comme il en a l'habitude avec ses adversaires politiques, refuse le débat et le dialogue pourtant d'usage dans toute société civilisée.

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15.07.2009

Alain PERNOT, responsable du Dindon enchaîné menacé !

   Le 14 juillet, monsieur Christophe PERNY, conseiller général du Jura et conseiller municipal de Lons le Saunier, m'a menacé devant plusieurs témoins. Lors de cette altercation, l'élu a usé à mon encontre de menaces de poursuites à propos d'un article publié en mars dernier dans le Dindon enchaîné et il m'a par ailleurs menacé physiquement. Il a en effet déclaré, devant plusieurs témoins et dans un lieu public, que s'il en avait l'occasion, il n'hésiterait pas à "me mettre sa main dans la gueule" !

   Je condamne et dénonce un tel comportement de voyou. Cette attitude irresponsable et totalement intolérable est tout à fait indigne d'un élu de la république qui prétend défendre des valeurs de respect et de tolérance.

   Suite à cet incident regrettable et consternant, j'ai déposé une main courante au commissariat de police de Lons le Saunier. Je tiens par ailleurs à ajouter que je tiendrai pour personnellement responsable monsieur PERNY si dans les semaines ou les mois à venir mon intégrité physique devait être atteinte.

   Si monsieur PERNY estime que j'ai publié des informations fausses ou erronées à son endroit, il a toujours la possibilité de saisir la justice afin d'obtenir réparation. Or je constate qu'il ne l'a pas fait à ce jour.

   Je l'invite par ailleurs à débattre sereinement de manière courtoise et républicaine, de notre conception, pour le moins divergente, de la liberté d'expression.

29.04.2009

Absentéisme des députés

dindon12 pf.jpgMarie-Christine DALLOZ a encore loupé une bonne occasion de se taire !

   Le 9 avril dernier, le projet de loi Hadopi relatif à la lutte contre les modes d'échanges illégaux des œuvres par Internet était rejeté à l'Assemblée nationale. En fait, seuls 36 députés sur les 577 que compte le Palais Bourbon étaient présents dans l'hémicycle au moment du vote ! Bien sûr, les trois parlementaires jurassiens étaient absents et chacun d'eux avait une bonne excuse pour expliquer son absence !
   Cet épisode, révélateur du dysfonctionnement de nos institutions républicaines, n'a pas empêché Marie-Christine DALLOZ, députée du Jura, de faire la morale à ses petits camarades quant à leur absence à cette réunion. Pourtant l'élue jurassienne n'est pas la mieux placée pour donner des leçons dans ce domaine comme en témoigne notre enquête sur sa présence aux réunions de la commission des affaires sociales.

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27.04.2009

Abattoir d'Equevillon

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Un avenir incertain et une belle opportunité gâchée !

   La fermeture de l'abattoir et de l'atelier de découpe représente une formidable gabegie financière pour les finances publiques. De son côté, le monde agricole est passé à côté d'une belle opportunité de disposer d'outils indispensables au développement de leur filière !

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Zone d'activité agroalimentaire d'Equevillon

1243763042.jpgChronique d'une énorme gabegie financière !

    La fermeture de l'abattoir, de l'atelier de découpe et les couacs à répétition dans la conduite de ces dossiers ont des conséquences financières importantes pour la Communauté de communes Ain-Angillon, propriétaire des bâtiments. Outre l'absence de recettes liées à l'activité des deux établissements, celle-ci doit rembourser plusieurs emprunts pour des structures qui ne fonctionnent pas. Par ailleurs, il lui faudra investir beaucoup d'argent pour mettre aux normes l'abattoir pourtant neuf ! Quant au budget de la zone d'activité d'Equevillon, site sur lequel sont implantées les deux structures, il affiche un déficit chronique depuis plusieurs années. S'ajoute à cela le non-paiement par les gérants des loyers et de la taxe d'usage. Les contribuables n'ont donc pas fini de payer la facture de l'incompétence crasse de leurs élus !

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Ancien abattoir de Champagnole

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Gestion déjà hasardeuse et ruineuse !

   La gestion de l'abattoir de Champagnole, ancêtre du site d'Equevillon, était déjà un modèle de gestion hasardeuse avec un gérant qui ne payait pas ses loyers et un déficit chronique… Toutefois, la Communauté de communes Ain-Angillon-Malvaux a réussit l'exploit de faire pire que la ville de Champagnole avec l'abattoir d'Equevillon ! Explications.

 

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Abattoir d'Equevillon

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Une enquête publique bâclée !

    L'enquête publique, réalisée avant la construction de l'abattoir d'Equevillon, a été un moment douloureux pour les promoteurs du projet qui, à cette occasion, ont du faire face à l'opposition des riverains et aux critiques sévères du commissaire enquêteur en charge de coordonner cette procédure légale. Ce dernier avait notamment mis en avant de nombreux points faibles du dossier et mis en garde contre un possible fiasco du projet au point d'émettre un avis défavorable à sa réalisation : Fait plutôt exceptionnel dans ce genre de procédure. Problème, ces mises en gardes, les pouvoirs publics n'ont pas voulu les entendre !

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Abattoir d'Equevillon

dindon11 pf.jpgChronique d'un énorme gâchis !

   Le 14 décembre 2007, tout le gotha politique local était réuni à Equevillon pour l'inauguration en grande pompe des nouveaux locaux de l'abattoir. Huit mois plus tard, l'établissement flambant neuf était fermé sur ordre du préfet pour non-conformité ! Dix mois après cette fermeture "temporaire", l'établissement est toujours à l'arrêt. Ain-Angillon doit malgré tout rembourser 1,7 million d'euros d'emprunt pour cet abattoir qui a coûté plus de 3 millions aux contribuables et n'a pas encore rapporté un centime !

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24.03.2009

Gros revenus - Petits contribuables

1931150136.jpgOu les bonnes combines de certains élus pour ne pas payer d'impôt sur le revenu !

   En 2006, à l’occasion du vote des indemnités des conseillers généraux jurassiens, Michel GANET, élu du canton de Gendrey, déclarait : « Il y à des gens qui cumulent trop » et ajoutait : « Je ne trouve pas cela normal ».

   En 2008, lors de la campagne pour les élections cantonales, l'élu communiste s'interrogeait de nouveau sur cette question. Visant directement Jean-Marie SERMIER, il écrivait alors dans l'un de ses tracts : « Comment est-il possible de cumuler les fonctions de maire, de président de communauté de communes, de vice-président du conseil général, de député et de président de la société d'aménagement et de développement ? ». Le tract se terminait ainsi : « C'est indécent, je n'ose pas faire le calcul du gain que cela représente mensuellement »...

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Mise au point

1931150136.jpg   Interpellé, il y a quelques semaines par le rédacteur du Dindon enchaîné, à propos de l'envoi de cartes de vœux aux élus municipaux de son canton aux frais du contribuable, Christophe PERNY, conseiller général de Lons sud a sorti l'artillerie lourde.

   N'acceptant visiblement pas la moindre critique et ayant une conception très personnelle du débat démocratique, l'élu use dans sa réponse de la calomnie et d'une arrogance sans égale. A défaut d'arguments convaincants celui-ci n'hésite pas à accuser son détracteur de "populiste" et de "démagogique". Alain PERNOT répond à la calomnie !...

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Fiscalité départementale

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Les années de présidence de Gérard Bailly se sont traduites par une explosion des impôts !

   Le Dindon enchaîné a dénoncé depuis longtemps la très forte augmentation de la fiscalité du Conseil général du Jura au cours des dernières années de présidence de Gérard Bailly. Récemment, la Chambre syndicale des propriétaires du Jura et le cabinet Klopfer ont à leur tour confirmé notre constat !...

 

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Elus locaux

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Comment font-ils pour arrondir leur fin de mois ?

   Pour boucler ses fins de mois, un élu peu en parallèle de son mandat électif, poursuivre une activité professionnelle, briguer un autre mandat ou encore présider une société d'économie mixte ou un syndicat intercommunal par exemple. Dans ces deux derniers cas, les revenus de notre édile peuvent rapidement grimper.

   Ainsi, Jean-François GAILLARD, conseiller général du canton de Poligny et premier adjoint au maire de Poligny occupe également le fauteuil de président du CASDIS, le Conseil d'Administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours du Jura. A ce titre il perçoit une indemnité mensuelle de 935 € qui s'ajoute à ses indemnités de conseiller général et d'adjoint...

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Indemnités des élus locaux

1931150136.jpg Le grand tabou

   Si les élus ne sont pas très regardants s’agissant de dépenser l’argent des contribuables, ils sont par contre extrêmement réticents à renoncer à certains de leurs privilèges comme en témoigne l’exemple suivant.

   Le 27 janvier 2005, Jean-François HUMBERT, conseiller régional UMP de Franche-Comté et ancien président de cette assemblée, présente en séance plénière un amendement visant à réduire le montant des indemnités de fonction des 43 élus régionaux. Ce texte proposait une baisse de 25 % des indemnités de fonction des élus régionaux !...

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20.03.2009

Recherche d'informations

   Afin d'aborder de nouveaux sujets et compléter d'autres dossiers déjà traités dans les numéros précédents, l'équipe de rédaction du Dindon enchaîné recherche des informations ou des documents (rapports officiels, délibérations, articles de presse…) sur les sujets suivants :

- Exemples de gaspillage de l'argent public ;
- Dysfonctionnements au sein des administrations locales ;
- Fonctionnement et gestion financière du Conseil général du Jura ;
- Fonctionnement et gestion financière du Conseil régional de Franche-Comté ;
- Fonctionnement et gestion financière des communautés de communes jurassiennes ;
- Base de loisirs de Desnes ;
- Abattoir de Champagnole ;
- Musées jurassiens (musée du jouet de Moirans…) ;
- Aéroport de Dole Tavaux ;
- Réseau haut débit du Conseil général du Jura ;
- Laboratoire de Poligny ;
- Prix de la collecte et du traitement des ordures ménagères dans le Jura…

   Pour nous contacter :

Par courriel : ledindon.net@wanadoo.fr
Par courrier : Alain PERNOT, rue du Verger 39230 Froideville

26.02.2009

Région Franche-Comté

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Les nouveaux globes trotteurs

   Au cours de ces derniers mois, certains conseillers régionaux de Franche-Comté ont multiplié les voyages à l'étranger comme en témoignent les délibérations de l'assemblée régionale. Forum, partenariat, rencontre, colloque… Pour les élus, toutes les occasions sont bonnes pour prendre la poudre d'escampette. Le Sénégal, la Chine, la Russie, le Canada... Mais c'est surtout le Maroc qui figure parmi les destinations privilégiées de nos édiles. 

 

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Le conseiller général fantôme de Nozeroy

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Même à 900 km du Jura, Yves GARNIER persiste à conserver son mandat et ses indemnités !

    "La présence sur le terrain m'est délicate voire impossible étant donné que je suis désormais à 900 km du Jura. Je fais de la politique et chacun connaît la situation actuelle du Conseil général : Aussi, elle justifie à elle seule que je reste conseiller. Le risque qu'il bascule à gauche est trop grand pour le courir… Par ailleurs, je m'intéresse toujours aux questions du Département où j'assiste aux deux tiers des sessions. Enfin, je voudrais dire à la population, aux élus du secteur, aux acteurs économiques, que je reste joignable et que je dispose de tous les outils pour répondre à leurs sollicitations " (La Voix du Jura, 22/01/2009). C'est ainsi qu'Yves GARNIER, élu du canton de Nozeroy justifie sa volonté de conserver son mandat de conseiller général alors que chacun sait que depuis des mois il n'assume plus guère ses fonctions pour lesquelles il continue à percevoir ses indemnités !

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23.02.2009

Pouvoir d'achat des conseillers généraux

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En pleine crise économique les conseillers généraux jurassiens s'octroient une rallonge de 74 000 € !

    En pleine crise économique et alors que les politiques crient au scandale lorsque les actionnaires des entreprises du CAC 40 ou le patron d'une banque s'offrent un bonus, les 34 conseillers généraux jurassiens se sont octroyé un petit bonus. Malgré la fin de la cogestion au sein du Conseil général, les élus de droite et de gauche sont toutefois toujours d'accord sur l'essentiel : Les dépenses afférentes à leur fonction. Celles-ci concernent leurs indemnités, leurs frais de déplacements et de mission, les cotisations afférentes à leur retraite complémentaire, à l’URSSAF ou encore au fonds d’allocation de fin de mandat.

     L'assemblée plénière a en effet voté à ce titre et à l'unanimité un crédit de 1 197 400 € pour 2009. Soit une augmenttaion de 74 000 € par rapport à l'année précédente !...

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