24.01.2012

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

3850942596.jpgLes Cahiers de devoirs de Christophe P.

Chapitre 17 : Mon "arrogante suffisance"

    J’ai participé le 14 janvier dernier à un débat sur France 3 consacré à mon aéroport de Dole-Tavaux. J’ai, à cette occasion vaillamment défendu mon formidable projet de développement que l’ancienne majorité « a mis en panne ». Un dossier sur lequel les élus de droite « n’ont pas été bons du tout » et que ma nouvelle majorité  a « davantage la capacité de porter » ai-je cru bon d’ajouter en toute modestie.

   Fidèle à moi-même, je n’ai pas ménagé ma peine pour blâmer mes adversaires et tancer les "commentateurs", comme je me plais à qualifier mes détracteurs sur ce projet auquel j’étais moi même fermement opposé lorsque je siégeais dans l’opposition. Mais comme le disais le plus illustre de mes prédécesseurs à la tête du conseil général, "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent*".

   Il est vrai que depuis mon accession au trône j’ai une fâcheuse tendance à enfler du chef et la déplaisante habitude de traiter avec une certaine morgue quiconque ose contredire le nouveau Roi du Jura.

   Ne déclarais-je pas au lendemain de mon sacre le 1er avril 2011 sur ce même plateau de télévision : « Je suis un killer pas un looser ! » Et depuis huit mois, je ne me suis pas démenti sur ce point. Le nouveau Seigneur du Jura fait preuve d’une suffisance très peu courtoise à l’égard de ses adversaires de droite notamment. Une arrogance qui l’emporte sur ma zen attitude des premières semaines de mon auguste Présidence. Mais que voulez-vous, le naturel revient vite au galop. Mon passage sur le petit écran ce 14 janvier en est une parfaite illustration.

   La présidente de Région déclare ne pas avoir reçu de demande de subvention du conseil général pour participer au financement de Mon aéroport, ce sont ses services qui ont perdu le dossier. Grand Seigneur, je m’engage donc à le lui remettre en main propre lors de notre prochaine rencontre en souhaitant qu’elle ne l’égare pas à nouveau.

   Une journaliste de France 3 annonce dans son reportage 4 millions d’euros d’investissements à court terme sur la plate forme aéroportuaire, je rétorque aussi sec que ce n’est pas le bon chiffre qui se situe plutôt entre 3 et 4 M€. Et, si le présentateur me fait remarquer que sa collègue a trouvé cette information dans le magazine édité par mes services je réplique, droit dans mes bottes, qu’elle doit avoir mal lu le document en question !

   Qu’un téléspectateur, membre du collectif citoyen opposé à Dole-Tavaux, ose me poser une question embarrassante sur le fait que la presse annonce que les aéroports de Dole et de Dijon proposeront bientôt tous deux la même liaison vers Nice et Londres, paf, je le gratifie sur le champ du titre de « spécialiste des mensonges ». Et en prime, je sous entend que les déclarations du président de la CCI de Bourgogne, qui a fait cette annonce il y a moins d’une semaine, ne sont plus vraie aujourd’hui !

   Une fois encore, je n’ai donc pas hésité à franchir la ligne jaune de la bienséance et de la courtoisie qui s’impose habituellement à un personnage de mon rang. Une attitude bien éloignée du caractère affable et bienveillant de mon prédécesseur. Soit, mais, comme le disait Louis, vicomte de Bonald, la suffisance n’exclut pas le talent, même si, expliquait-il, elle le compromet. Personnellement je pense que cette autre citation de Marie-Claire Blais sied davantage à mon personnage : "La timidité est le défaut des petits hommes et l'arrogance, la vertu des grands".

   En outre, ces petites incartades ne sont pas les premières. Mon profil Facebook regorge de ces écarts de conduite et autres fredaines. Je qualifiais par exemple de « lamentable », le 6 novembre dernier, la candidature de Chevènement à la présidentielle. Quelques jours plus tard, je m’en prenais à mon meilleur ennemi, le député maire de Lons le Saunier, accusé d’avoir « davantage fait décoller sa carrière que sa ville ! » Le 13 janvier, je qualifiais de « minable » l’attitude de certains conseillers généraux de droite lors de mes vœux au personnel… Il y a quelques jours je m’en prenais aux « ayatollahs » écologistes qui critiquent la Transjurasienne : « Commentateurs mais jamais acteurs, contre tout et bons à rien... » 

   Mais que voulez-vous, comme le disait très justement Ken Follet : "L'arrogance est le défaut des bons chefs !"

*Edgar Faure.

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11.01.2012

L'aéroport de Dole-Tavaux pour les nuls - Tome 1

2666626871.JPGLes élus jurassiens et l’aéroport de Dijon :

Chronique d’une mort annoncée qui se fait attendre !

    Depuis plus de trente ans, les conseillers généraux jurassiens annoncent, avec une mauvaise foi sans borne, la fermeture imminente de l’aéroport Bourguignon. Incapables de relancer l’activité de l’aérodrome dolois, nos édiles en sont réduits à souhaiter la condamnation de celui de Dijon. Ironie de l’histoire, alors que l’infrastructure aéroportuaire jurassienne végète depuis des années malgré des millions d’euros investis, celle de l’agglomération dijonnaise enregistre une bonne santé insolente ! Le Dindon enchaîné retrace trois décennies de mensonges et de médisances des élus jurassiens.

- Lire la suite dans le n° 19 du Dindon enchaîné - 

06.01.2012

Arguments contre Dole-Tavaux : Leçon n° 1

Pourquoi nous sommes contre le programme

de développement de l’aérodrome de Dole-Tavaux ! 

Leçon n° 1 : Le conseil général du Jura ne s’est pas donné les moyens de mener à bien ce projet malgré des investissements importants.

   Avec la signature de la convention de délégation de service public de décembre 2009, le Conseil général s’est engagé à réaliser un certain nombre d’investissements sur l’aérodrome de Dole-Tavaux afin de permettre au nouveau délégataire de développer le trafic de l’aéroport jurassien. Or, la délibération n° 7365 du 28 juin 2011 de l’assemblée plénière de l’assemblée départementale précise qu’à ce jour « aucune des obligations contractuelles pour les années 2010 et 2011 n’ont été honorées ». Par cette phrase, le conseil général reconnaît explicitement qu’il ne s’est pas donné les moyens de mener à bien ce projet malgré les sommes très importantes en jeu. Entre 2010 et 2019, le département s’est par exemple engagé à verser au délégataire (groupement composé de la CCI et de la société Kéolis Airport) la bagatelle de 5 093 253 € ! S’agissant des investissements à la charge de la collectivité, le montant de l’engagement est là aussi très impressionnant. Les chiffres figurant dans la DSP sont éloquents : 1 020 000 € pour les investissements d’exploitation, 2 958 000 € pour les travaux, 1 608 000 € pour les investissements impératifs et encore 1 350 000 € pour les investissements optionnels. On arrive donc à un engagement financier du département d’environ 12 millions d’euros !

Investissements d’exploitation et travaux à la charge du Conseil général du Jura 

(Source : Délégation de service public) 

- Groupe électrogène :       

- Réfection enrobé escale postale 850 m2

- Régulateurs balisage de 1995 :  

- Tracteur agricole :     

- VIM de la DAC :     

- Aérogare VIP dédiée :  

- Aménagement aérogare : 

- Prolongation de la clôture du site :

- Hangar + locaux école 2011 :               

- Lancement étude loi sur l'eau : 

- Sondage – fouilles :

- Hangar + locaux école 2013 :  

- Restaurant :     

- Parking VL – Éclairage public :

- Parking VL – Emplacements

- Parking VL emplacements :                 

- Investissements optionnels 2013 :        

- Investissements optionnels 2015 :        

100 000 €

100 000 €

40 000 €

130 000 €

650 000 €

250 000 €

450 000 €

150.000 €

500 000 €

40 000 €

48 000 €

400 000 €

300 000 €

200 000 €

200 000 €

400 000 €

650 000 €

700 000 €

   A ces 12 millions d’euros s’ajoutent encore les dépenses suivantes :

- Impôts fonciers 2007/2019 :

- Accompagnement commercial :

- Prolongation de la clôture du site :

- Reconstruction station d'avitaillement :

- Etudes réfection piste et aérogare :       

- Etude de positionnement :                            

- Voyage d’étude à Angers en juin 2010 :

- Mission d’inventaire des biens :

- Accompagnement commercial ligne Dole-Munich :              

- Accompagnement commercial ligne Dole-Tunisie :       

- Réfection de la piste :                                                         

260 000 €

1 364 918 €

150.000 €

800 000 €

150.000 €

73.500 €

10 022 €

4 220 € 

150 000 €

 

 

35 000 €

1 500 000 €

   Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. Le conseil général du Jura s’est donc engagé, sur une période de 10 à 15 ans, sur une dépense d’environ 15 M€ pour l’aéroport de Dole-Tavaux. Il est tout à fait scandaleux de constater que compte tenu de ces sommes colossales, les conseillers généraux jurassiens n’aient pas pris leurs responsabilités en se donnant les moyens de faire réussir ce projet !

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Arguments contre Dole-Tavaux : Leçon n° 2

Pourquoi nous sommes contre le programme

de développement de l’aérodrome de Dole-Tavaux ! 

Leçon n° 2 : Le montant de la contribution financière versée au délégataire par le Conseil général du Jura apparaît par trop généreux

   L'article 4 de la convention de délégation de service public prévoit que le département « verse au délégataire une contribution financière ». Ce document précise que cette contribution « ne remet pas en cause le fait que la rémunération du délégataire est substantiellement liée aux résultats de l'exploitation du service et que le délégataire exerce ses missions à ses risques et périls. »

   Le Conseil général signera ainsi  année, entre 2010 et 2019, un chèque d’un montant compris entre 409 182 et 643 637 € au groupement Kéolis/CCI.

Montant annuel de la contribution financière versée pare le conseil général du Jura à la Société d’exploitation de l’aéroport Dole Jura (Source : Délégation de service public)

2010

2011

2012

2013

2014

643 637 €

591 029 €

566 388 €

533 507 €

512 903 €

2015

2016

2017

2018

2019

495 158 €

469 271 €

448 379 €

423 799 €

409 182€

   Le binôme Kéolis/CCI devrait ainsi percevoir au total 5 093 253 € ! Pour 2011, l’assemblée départementale a même voté un bonus de 4 000 €, soit 595 000 € au titre de cette contribution alors que le montant initial était de 591 029 € !

   Le montant de cette redevance peut paraître excessivement élevé. A titre d’exemple, le contrat d'exploitation de l'aéroport de Clermont-Ferrand signé en 2007 entre le Syndicat mixte éponyme de l’Aéroport de Clermont-Ferrand et un groupement constitué à parité entre VINCI Airports et Keolis pour l’exploitation de l’aéroport de Clermont-Ferrand/Auvergne. Le syndicat s’engage à verser au délégataire une contribution financière forfaitaire fixée à 1 640 000 € en 2008, à 750.000 € en 2009 et à 0 € entre 2010 et 2014 soit au total 2 390 000 €.

   En outre, à l’époque l’aéroport de Clermont-Ferrand affichait un nombre de passagers beaucoup plus important que celui de Dole-Tavaux, 550.000 passagers par an pour un chiffre d'affaires global de 95 millions d'euros alors qu’à peine 3 000 passagers ont transité en 2009 par l’aérodrome jurassien !

   Le montant de cette redevance paraît par ailleurs excessivement élevé par rapport au budget de la Société d’exploitation de l’aéroport Dole-Jura. D’après le compte de résultat 2010 de la SAS, le total des charges atteint 1,392 M€ et les produits 1,433 M€. Et parmi ces recettes, une ligne concerne les "ressources d’origine publique et subventions d’exploitation" qui s’élèvent à 896 134,50 €. Les aides publiques représentent donc plus de 62 % des produits de la société ! Elles dépassent même très largement le montant net du chiffre d’affaires qui ne dépassait pas 506 000 €. Pas étonnant dans ces conditions que la Société d’exploitation de l’aéroport Dole Jura affiche un bénéfice net de 40 836 €.

   Cette aide publique ne correspond guère à l’esprit de la convention qui stipule que « la rémunération du délégataire est substantiellement liée aux résultats de l'exploitation du service et que le délégataire exerce ses missions à ses risques et périls ! » En effet, si le risque apparaît limité, la rémunération du délégataire provient très majoritairement de la poche du contribuable !

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29.12.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P.

3850942596.jpgLes Cahiers de devoirs de Christophe P.

Chapitre 16 : Vague rose sur le conseil général

    Depuis mon accession au trône j’ai engagé toute une série de chantiers visant à développer le Jura et à offrir une meilleure image de mon royaume.

   Parmi toutes mes grandissimes idées visant à mieux faire connaître mon département, la plus géniale est sans conteste celle d’affubler mon conseil général d’une nouvelle identité graphique. Et pour rendre l’institution sur laquelle je règne plus visible, j’ai eu la sublissime idée de choisir la couleur rose fuchsia.

   L’objectif de cette opération vise à gagner « en lisibilité ». Et de ce point de vue, il faut reconnaître que c’est une réussite éclatante tant le rose foncé a pris possession de mon palais. Mais attention, ne nous y trompons pas, comme je l’ai indiqué dans le dossier de presse consacré à la nouvelle charte graphique, ce choix n’est pas une simple lubie du nouveau Roi du Jura. Non, c’est « le fruit d’un travail construit sur la base d’une stratégie de communication mûrie ! » En outre, « ce choix politique a été élaboré sur des critères de cohérence, de modernité, d’efficacité, mais aussi d’économies et de développement durable. »

   Il est bien connu que cette couleur est écolo compatible et que changer le logo d’une institution aussi importante ne coûte pas un sou aux contribuables tout comme la création d’une multitude de supports de communication que j’ai mis en place depuis ma prise de pouvoir.

   Résultat, au cours de ces derniers mois, le rose fuchsia a totalement envahi l’Hôtel du Département...

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22.12.2011

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

3066312212.JPGLes Cahiers de devoirs de Christophe P.

Chapitre 15 : La politique autrement, enfin presque ! 

  Je l’avais promis tout au long de la campagne des cantonales et je n’ai cessé de le répéter durant les premiers mois de mon mandat de nouveau Roi du Jura, je ferai de la politique autrement. Depuis que la gauche est à la tête du département, Finis les mensonges et les promesses sans lendemain !

  Il faut dire qu’au cours de mes premiers mois de règne, je n’ai pas cessé d’user de formules ronflantes et pompeuses sur la démocratie ou sur ma vision de l’action politique.

  L’illustre Président du Jura a par exemple affirmé lors de son intronisation de rendre compte de son action, de mette en place une « méthode d’ouverture, d’écoute, de démocratie de proximité », de faire de la politique autrement en somme !

  J’ai indiqué qu’il fallait « dépoussiérer la méthode de gestion du département » n’hésitant pas à ajouter : « Avant de décider, nous voulons aller à la rencontre des Jurassiens pour leur demander ce qu’ils pensent et ce qu’ils veulent ! »

   Parmi mes nombreuses rhétoriques sur le sujet figure notamment celle-ci : « Lorsque l’on est élu (…), où que ce soit, à quelque mandat que ce soit, le suffrage universel nous donne des droits. Des droits pour agir, des droits pour décider. Mais ces responsabilités nous donnent aussi des devoirs. En premier lieu le devoir de servir, de valoriser, de respecter, de valoriser les valeurs de nos institutions, de notre république. »

   Moi qui prétendais apporter un « nouveau style » à la tête du conseil général me voilà confronté à mes propres contradictions et à la dure réalité du pouvoir. Je viens en effet d’annoncer une hausse de la fiscalité départementale de 2 % pour 2012 alors que j’affirmais il y a quelques semaines encore que je n’augmenterais pas les impôts !

   Ainsi, j’écrivais le 1er avril 2011 dans les colonnes du Progrès : « Le conseil général demande déjà beaucoup aux ménages. On tentera de ne pas augmenter les impôts quand tout coûte toujours plus cher dans la vie quotidienne des Jurassiens ». Je me montrais encore plus catégorique quelques jours plus tard dans Le Pays de Lons où je proclamais : « Nos marges de manœuvre sont réduites, on ne peut ajouter des charges supplémentaires aux Jurassiens. Il n’y aura pas d’augmentation d’impôts ! »

   Oubliées donc mes belles promesses, au panier mes serments de levé le pied sur la hausse des impôts qui accablent les contribuables jurassiens.

   Outre mon gros mensonge sur la fiscalité, je suis par ailleurs passé maître dans l’art de la contradiction. Interrogé le 8 décembre dernier par La Voix du Jura je n’hésitais pas alors à écrire : « C’est un budget dans lequel on a le devoir d’être en phase avec nos engagements politiques ». Et quelques lignes plus loin, j’annonçais sans le moindre scrupule la hausse prochaine des impôts que j’avais promis de ne pas augmenter !

   Mais bon, comme je l’ai fait remarqué à Jean-Marie SERMIER le 9 décembre en séance publique de mon Conseil général, pour ce qui est de la vertu, « vous savez, chacun fait comme il peut ! »

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05.12.2011

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

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 Chapitre 14 : Ma page Facebook ou comment se faire plein d’ennemis sur le réseau social ? 

   Comme Nicolas SARKOZY et près de 6,5 millions de Français, je possède moi aussi ma propre page Facebook. Grâce aux réseaux sociaux j’essaie notamment de prendre en marche le train du vainqueur de la primaire socialiste. En effet, alors que je soutenais initialement Dominique STRAUSS-KAHN, j’ai dû, comme beaucoup de mes camarades, changer de poulain dans la précipitation quelques jours seulement avant la désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2012.

   Après avoir été un fidèle de MELENCHON lorsqu’il était encore au PS, puis DELANOE avant de rejoindre STRAUSS-KAHN, me voilà aujourd’hui partisan de HOLLANDE !

   Rallié de la 25ème heure au candidat socialiste à la présidentielle, je m’efforce désormais de me placer dans la course aux postes à pourvoir en cas de victoire de la gauche en mai prochain. Pour cela je ne tari pas d’éloges sur mon nouvel ami.

   Je notais par exemple il y à quelques semaines : « La droite se déchaine contre François HOLLANDE.! C'est une bonne nouvelle, c'est l'expression de la peur de la défaite. Ils savent qu'ils vont tout droit à la déroute, ne savent plus comment reculer, freiner cet élan destructeur. Nicolas SARKOZY qui pilote ce train-fou qu'est l'UMP, les emmène droit dans le mur. Accélère Nicolas, accélère ! »

   A propos d’un montage photo diffusé sur le net présentant côte à côte mon portrait et celui de François HOLLANDE, je me suis laissé aller en écrivant : « C’est une bonne idée d'associer ces deux photos, mais pourquoi ? Pour les lunettes ? Le micro ? La cravate ? La fonction ? Si certains pensent à autre chose, je veux bien y réfléchir en me rasant... »

   S’agissant de l’accord national avec EELV j’ai fait ce commentaire dithyrambique : « Qui a dit que François HOLLANDE ne savait pas être ferme ? Un accord sans accepter l'ultimatum sur le nucléaire. Maintenant tous au travail pour faire gagner la Gauche. »

   Outre mon ralliement, aussi soudain qu’intéressé au camarade HOLLANDE, Facebook me donne surtout l’occasion d’attaquer mes adversaires de droite. Que voulez-vous, le naturel reviens vite au galop !

   Si, au départ, Facebook avait pour vocation de se faire de nouveaux amis,  moi j’utilise surtout ce média pour taper sur mes adversaires politiques ! Et, parmi les nombreux prétendants à ce jeux de massacre figure mon plus fidèle ennemi : Jacques PELISSARD.

   J’écrivais le 18 novembre à propos de l’indéboulonnable suzerain de Lons le Saunier : « ASSEZ : Les élus de gauche du conseil municipal ne seront pas à la séance de ce soir. Assez du mépris affiché par le maire de Lons, qui raréfie les séances, modifie les dates au dernier moment. Ce fonctionnement d'un autre temps, montre que ce cumul indigne ne permet pas à la démocratie de vivre correctement. Maire, député, président de la communauté de communes, président des maires de France, avec toutes les délégations qui viennent s'ajouter à ces postes, Jacques Pélissard est maire à temps perdu, et pendant ce temps là notre ville perds du temps sur les autres territoires. »

   J’ai profité de l’occasion pour en rajouter une couche sur mon futur rival aux municipales de 2014 ajoutant : « Ma proposition, deux mandats maximum en comptant l'intercommunalité mais UNE seule indemnité ». « Vous verrez ça réduira les vocations » ai-je ajouté avec sarcasme. En d’autres occasions, j’aurais qualifié l’auteur d’une telle proposition de populiste et de démagogique.

   J’ai également attribué au maire de Lons la mauvaise desserte de notre département en TGV en écrivant : « Le Jura et tout spécialement Lons le Saunier est sinistré du point de vue des transports. L'échec d'une génération d'élus et en particulier du député maire de Lons qui aura davantage fait décoller sa carrière que sa ville ! »

   Mes réprimandes ne sont pas réservées au premier magistrat de la ville préfecture, mes « amis de droite » au sein de mon conseil général en prennent eux aussi pour leur grade. Je n’hésite pas à les accuser de recourir aux « mensonges », aux « agressions », aux « dénigrements » et de faire « la politique du pire ! »

   A propos des travaux des commissions départementales, réunions préparatoires au vote du budget, je notais le 30 novembre dernier que l'opposition départementale y était « peu présente » et « uniquement dans une posture d'observation ou d'opposition » ajoutant même qu’ « aucune proposition n'a été faite ! »e par le groupe de droite.

   Nicolas SARKOZY n’est pas épargné par ma plume acerbe. J’écrivais le 15 novembre à propos du Chef de l’Etat que « depuis 4 ans, il sème la misère, la précarité, financiarise la santé, dérembourse les soins et continue de servir ses riches amis... » concluant mon billet par cette formule : « Vivement 2012 pour le renvoyer á Neuilly ! »

   Il m’arrive même d’y égratigner certains anciens éléphants du PS. Jean-Pierre CHEVENEMENT fait partie du lot. Suite à son annonce de se porter candidat à la présidentielle, je notais le 6 novembre : « Chevènement, encore candidat... lamentable ! »

   J’ai même reproché à mon ancien camarade MELENCHON ses récentes critiques envers mon nouvel ami HOLLANDE en lui donnant ce conseil amical : « Pour faire gagner la gauche, on tape sur la droite et pas contre son camp, n'est ce pas camarade MELENCHON ! »

   Une fois n’est pas coutume, il m’arrive à de très rares occasions de me montrer moins belliqueux et même de saluer le courage de certains de mes camarades. « Mon ami » Raphael PERRIN est l’un des rares à avoir eu cette honneur suprême. J’ai noté à son propos qu’il s’agissait d’un « mec bien » avant d’ajouter : « La politique n'est pas faite que de mauvaises rencontres... » Les autres apprécieront !

   Ma page Facebook me permet aussi d’évoquer des sujets plus légers comme mon « infidélité... aux vins du Jura » lors de l’arrivée du Beaujolais nouveau. « L'occasion de partager en soirée un moment de convivialité avec des amis ... avec modération bien sûr ! » Il faut dires que depuis quelques temps, de nombreux camarades s’inquiètent de ma capacité à rassembler les électeurs de gauche après mon coup d’éclat des sénatoriales.

   Un autre jour je fais mention de mon passage le 21 novembre « chez Mac Do avec ma fille Lisa », de ma présence à une soirée Cabaret au Théâtre Marigny en marge du Congrès des Maires de France à Paris ou encore au concert du groupe "Cœur de Pirate", à la Commanderie, « un rendez-vous JURA à ne manquer pour les jeunes et les moins jeunes aussi ». Au lendemain de ce concert je notais ironiquement : « Je me réveille aphone, certains en rêvaient : Ne plus m'entendre. Pas de chance ça tombe un dimanche ! »

   Dans la rubrique « People Who Inspire Christophe », j’ai cru bon de faire figurer pêle-mêle Tahar Ben JELLOUN, Jean-Luc MELENCHON, Che GUEVARA et bien sûr François MITTERRAND.

   Bref, grâce à Facebook, je suis comme ces dizaines de millions d’internautes qui n’ont rien à dire d’intéressant mais comme le disait Emil Michel Cioran : « On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose. »

 

- Lire le Cahier de devoirs de Christophe P. - Chapitre 14 -

16.10.2011

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

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 Chapitre 13 : L’aérodrome de Dole Tavaux, mon nouveau dada !

    Lorsque j’étais dans l’opposition, je m’étais opposé à la droite lors de la mise en place du programme de développement de l’aéroport de Dole-Tavaux soulignant qu’il s’agissait d’un « pari à partir de fonds publics » et que je n’étais « pas trop joueur » avec l’argent des contribuables. J’affirmais même le 10 décembre 2009 : « Nous avons des doutes sur la pérennité, sur la capacité de développement de cet équipement et de ces installations ! »

   Devenu nouveau Seigneur du Jura j’ai changé d’avis sur la question et me présente désormais comme le plus fervent défenseur de l’infrastructure aéroportuaire jurassienne. Résultat de ce virage sur l’aile, voilà qu’on me reproche d’avoir changé d’avis alors que « le reste de l’année on me reproche de pas changer d’avis ! »

   Il y a une expression populaire qui dit : « Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » ai-je ajouté pour clouer le bec des opposants à ma lumineuse idée de relancer le projet. Mon argument pour justifier ce retournement de veste : La droite a « mal négocié » le programme de développement qui est par ailleurs «.sans élan ».  En effet, tout le monde sait qu’en politique on succède à un incapable et on est remplacé par un ambitieux !

   Le nouveau Roi du Jura estime qu’il « y a un vrai projet de développement possible pour ce lieu, qui peut devenir un vrai lieu de développement pour le département » et « j’ai pas l’intention de passer à côté.»

   Après avoir raillé durant des années contre les nuisances occasionnées par quelques vieux coucous de collection pour ec l’espoir d’y faire transiter jusqu’à 30 000 passagers par an.

    La droite voulait donner un « nouvel envol » à cet aéroport moi je lui promets de « nouvelles perspectives ! » Mon site web départemental l’a bien compris lui qui annonce : « Un an ! C’est le temps que se donne le Président PERNY pour réussir le développement de l'aéroport Dole-Jura ! »

   A peine désigné chef du département j’affirmais dans les médias : « Ce dossier est emblématique de ce qui va changer » sous mon illustre présidence. Un changement radical certes mais dans la continuité. En effet, comme mes prédécesseurs j’assure qu’il y a des perspectives de développement sans m’appuyer sur la moindre étude sérieuse, je fais des annonces tout aussi farfelues que Jean RAQUIN et Gérard BAILLY en leur temps sur les prévisions de trafic passagers et, à mon tour, je fais un pari totalement hasardeux avec l’argent des jurassiens en décidant d’engager des millions d’euros dans ce projet.

   Le 21 septembre j’affirmais : « J’ai l’intention de travailler, et puis, ceux qui font le pari de l’échec (…). Et ben si ça va marcher. Voilà. Moi je vous le dis, ça va marcher. Et, dans un an, eh bien ceux qu’on dit que ça marcherait pas, j’espère qu’ils feront leur mea culpa pour dire qu’ils s’étaient trompé. Parce que ça aussi c’est la démocratie (…). Moi je suis prêt à l’admettre, si dans un an on est toujours à, 3, 4, 5 000 passagers, je vous dirais je me suis planté, c’était une erreur ! »

   Rendez vous donc dans un an pour une nouvelle pirouette. Il me faudra alors beaucoup de souplesse et d’agilité pour mettre sur d’autres la responsabilité de ce nouveau crash dans la plaine doloise.

- Lire le Cahier de devoirs de Christophe P. - Chapitre 13 -

09.10.2011

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

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Chapitre 12 : Sénatoriales 2011 ou lorsque la gauche renoue avec la défaite !

    Quel ramdam, quel raffut et surtout quelle triste journée que ce 25 septembre qui a vu la réélection des deux sénateurs jurassiens de droite.

   Moi qui pensais en avoir fini avec les soirées de défaites électorales. J’ai essuyé tellement de défaites avant que la chance me souri enfin à force de persévérance et d’obstination. Défaites aux municipales de 1995 et de 2008 face à l’indéboulonnable Suzerain de Lons, revers aux cantonales de 1998 et de 2004 jusqu’à ce jour de 2008 où, profitant d’une division inespérée de la droite, j’ai réussi à remporter d’extrême justesse le fauteuil de conseiller général de Lons Sud. Même au sein de mon parti, j’ai dû subir plusieurs échecs cuisants comme celui de 2008 face à Ian DUFFOUR pour le poste de premier fédéral.

   J’ai beau jeu de vilipender aujourd’hui ceux qui s’opposent aux décisions de leur Maître au motif qu’ils n’ont pas la légitimité du suffrage universel et qu’en conséquence ils ne représentent qu’eux-mêmes. Il m’en aura fallu de la patience et de la pugnacité pour obtenir moi-même cette légitimité.

   Au lendemain de cette débâcle et alors que la droite espérait au mieux conserver un parlementaire et la gauche au pire remporter un fauteuil de sénateur, tout le monde cherche un responsable.

   Antoinette GILLET affirme que « la défaite de la gauche est de l’entière responsabilité d’une fraction dirigeante du PS jurassien, qui s’est entêté jusqu’au 2ème tour à refuser l’accord national : Un Europe Ecologie-Les Verts plus un PS. »

   La candidate des Verts enfonce le clou en insinuant que j’aurais concocté avec Denis JEUNET une « machine à perdre » ajoutant même : « Après nous avoir écrasés de leur mépris. La gauche a perdu par la faute du machisme » et de « l’hégémonie ringarde ». Comme si le nouveau Seigneur du Jura pouvait avoir de la suffisance pour ses sujets ou ses "alliés" politiques.

   Bien entendu, j’ai répliqué à ces critiques acerbes avec l’élégance qui me caractérise : « Quant à l’attitude des Verts, elle n’est pas une surprise pour moi » ai-je rétorqué avant d’ajouter :« Aux dernières cantonales, ils avaient déjà essayé de nous faire trébucher dans certains cantons ». « Antoinette Gillet, on l’a vu, ne représente à peu près qu’elle-même. Qu’au premier tour, tout le monde soit présent, c’est le jeu démocratique. Par contre, à l’image de la loyauté de nos amis communistes, au 2ème tour, la logique républicaine à gauche veut qu’on se désiste au profit du mieux placé. Or les Verts du Jura sont dans le refus systématique de cette évidence-là ! »

   Cet épisode ubuesque fait des vagues au sein même du PS. Plusieurs camarades cherchent des responsables parmi les leaders du Parti Socialiste et certains semblent même s’interroger sur mon rôle dans cette lamentable histoire. Danièle BRULEBOIS, ma première vice-présidente au Conseil général a par exemple écrit sur Internet : « Certains politiques du Jura ont continué à s'empêtrer dans la magouille politicienne et n'ont pas été capables d'unir les forces de gauche ! »

   Jérôme COUTROT, titrait pour sa part sur son blog : « Quel gâchis ! » Parlant de « cuisante défaite » de la gauche, mon poulain lors des dernières cantonales à Dole ajoute : « Cuisante parce que la victoire nous était promise, et que cet échec n’est dû qu’à ce j’appellerai un dysfonctionnement d’appareil (pour ne pas dire plus.!) »

   Pour le militant socialiste de Dole, « les intérêts particuliers, les rancœurs personnelles sont systématiquement porteurs d’échecs. Nous venons d’en faire l’amère expérience ». Toujours selon Jérôme, « ce lamentable épisode a fait son lit sur les rancœurs particulières de quelques’ uns ! »

   Jean-Claude WAMBST en a remis une couche dans les colonnes du Progrès. Selon le maire de Dole, si « les Jurassiens de gauche se sont réveillés lundi avec deux sénateurs de droite » c’est « la faute à l’irresponsabilité des élus socialistes et Verts du Jura qui n’ont su s’accorder ! » L’élu dolois s’est même offert le luxe suprême de faire la morale à ses petits camarades : « Réussir en politique passe par le respect et l’honnêteté, il me semble que certains ne l’aient pas compris ! »

   En ce qui me concerne, les responsables de cette Bérézina sont tout trouvés. Oublié ma zen attitude, le naturel a une fois encore pris le dessus. Moi qui m’étais promis de maîtriser mon côté mauvais garçon. J’ai déclaré dans la presse au lendemain de notre raclé mémorable que « les Verts sont les responsables, les coupables même, de la défaite de la gauche dans le département, et ce n’est pas la première fois. C’est un élément de plus qui milite pour que le niveau national prenne enfin notre avis en considération. Les Verts sont soit nos alliés, soit inexistants politiquement. Moi j’ai de la mémoire. Je saurai m’en souvenir, et d’autres avec moi je crois ! »

   Voilà une drôle manière de préparer le scrutin législatif de 2012.  Il ne fait guère de doute que j’y affronterai une nouvelle fois le suzerain lédonien et je risque fort d’avoir besoin des voix de mes amis écolos pour espérer l’emporter. Souhaitons alors que les Verts de tout poil aient oublié cet épisode croquignolet !

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03.10.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P.

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Chapitre 11 : Mon Grenelle de l’environnement

    Depuis mon sacre, j’ai piqué à GISCARD son idée de créer une Garden party dans les jardins de mon Palais départemental, j’ai largement copié le côté bling bling et la "zen attitude" de SARKO et je me suis également beaucoup inspiré du président de la République pour son goût immodéré pour la communication politique. Dernièrement, je viens d’emprunter au locataire de l’Elysée son idée de Grenelle de l’environnement que j’ai baptisé "Rendez-vous citoyens" dédié au développement durable.

   Comme je m’y étais engagé lors de la campagne des élections cantonales et comme je ne cesse de le répéter depuis mon sacre, j’ai en effet décidé de placer ma présidence sous le signe du développement durable. Je l’avais promis, je l’ai fait !

   La presse jurassienne m’avait déjà attribué le titre d’homme fort du Jura, grâce à mon "Grenelle", je peux dorénavant m’autoproclamer Président Super Ecolo du Jura.

   J’ai donc invité les jurassiens et les élus de gauche et de droite à débattre, à apporter leurs idées et leurs suggestions sur le sujet. Pour ma part, j’ai annoncé mon intention de promouvoir les déplacements doux avec la création de 47 kilomètres de véloroute, la mise en place d’un "plan vélo" ou encore l’achat de véhicules électriques. J’entends par ailleurs promouvoir le covoiturage et limiter l’usage des produits chimiques par les services départementaux.

   Outre ma récente reconversion pour l’écologie, je ne cesse de me prévaloir, depuis mon sacre, d’être un grand démocrate. A ce titre, je ne manque pas une occasion de me présenter comme un fervent partisan du débat comme je l’ai démontré avec ce premier "Rendez-Vous Citoyens". Oui, j’aime la confrontation des idées et des opinions mais à une condition cependant, que mes interlocuteurs soient d’accord avec moi et ne m’apportent pas la moindre contradiction. Car comme SARKO, à la première contrariété le naturel revient vite au galop. A défaut de traiter mes rivaux de « Pauv’ con », j’opte pour le mépris et l’arrogance en prenant de très haut mes contradicteurs, du sommet de mon piédestal de nouveau Seigneur du Jura. Qu’une militante NPA me reproche le choix de la date et de l’heure de mon Grenelle et je l’envoie immédiatement dans les cordes en lui reprochant, sur un ton frimeur d’être systématiquement contre tout…

   Lors de ce Rendez-vous, un seul sujet m’a fait sortir de mes gonds : La création du collectif d’opposants à l’aéroport de Dole-Tavaux. Contre ce projet lorsque la droite tenait les rennes de l’assemblée départementale, j’ai retourné ma veste depuis que j’occupe le fauteuil de Jean RAQUIN rue Rouget de Lisle. Pour justifier cette pirouette à 180°, j’ai un argument infaillible : « Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! »

   Interpellé sur le sujet lors de mon Grenelle, j’en ai perdu ma zenitude légendaire éructant à propos des membres de ce collectif : « Il y a des docteurs en contre dans l’affaire ». Profondément agacé par cette équipe d’énergumènes dont je partageais pourtant les positions avant mon accession au trône, j’ai ajouté : « Dans la photo y’a des docteurs en contre, c'est-à-dire le matin ils se lèvent, ils sont contre. Voilà. Mais ils sont pour quoi ? Pour rien ! Et pour certains, ils sont allés aux élections vérifier si les gens étaient d’accord avec eux et ils ont fait 4 %. Voilà… Donc moi je veux bien prendre des leçons mais pas par des gens comme ça et ce ne sera jamais le cas ! » J’ai ainsi taclé de la plus belle manière et avec la délicatesse qui me sied si bien ces manants qui osent se dresser contre leur illustre maître.

   Pas étonnant après ça que les écolos canal historique soient fâchés au point de maintenir leur candidate au second tour de l’élection sénatoriale faisant ainsi perdre au PS et à la gauche toute chance d’envoyer un sénateur au Palais du Luxembourg.

   Si j’ai fait beaucoup de belles déclarations d’intention en faveur du développement durable je me suis bien gardé de m’engager sur le moindre objectif concret. Car, comme dirait l’autre : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ! »

   Voilà donc un nouveau point commun entre Nicolas SARKOZY et moi : Les promesses et les belles intentions sans lendemain !

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14.09.2011

Gérard BAILLY, sénateur godillot !

1602199799.JPGGérard BAILLY, sénateur godillot !

   Elu au Palais du Luxembourg depuis le 23 septembre 2001, Gérard BAILLY aura soutenu la quasi-totalité des réformes des gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon.

    Il a notamment voté pour le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet créant la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI). Il a approuvé la réforme des collectivités territoriales visant à réorganiser les collectivités, à simplifier et à achever la carte de l'intercommunalité et à créer les conseillers territoriaux siégeant à la fois dans les départements et les régions. Il a soutenu la réforme des retraites ayant pour objectif de rééquilibrer le financement du système français de retraites par répartition portant l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans en 2018.

   Gérard BAILLY a adopté le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision comprenant la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et de Radio France, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publique et une réforme de la gouvernance de l'audiovisuel public. Il a également voté pour le projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public prévoyant que nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage.

   Le sénateur jurassien a également approuvé les déclarations de politique générale du Gouvernement du 4 juillet 2007 et du 25 novembre 2010 réaffirmant ainsi son plein soutien à la politique de Nicolas SARKOZY. Très récemment, il a même voté l'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées françaises en Libye.

   En matière d’environnement, si le sénateur BAILLY a bien voté pour la loi Grenelle I, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, il s’est abstenu sur l'ensemble du projet de loi du Grenelle II.    Il a toutefois soutenu la proposition de loi visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique.

   S’agissant des lois relatives à la sécurité, il se prononcera pour la loi Loppsi 2, loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.

   Sans surprise, il a voté contre la proposition de loi constitutionnelle du Groupe Communiste, Républicain, Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche visant à garantir l'indépendance du Président de la République et des membres du Gouvernement vis-à-vis du pouvoir économique.    Il s’est opposé à la proposition de loi tendant à abroger le bouclier fiscal et à moraliser certaines pratiques des dirigeants de grandes entreprises en matière de revenus.

   Il a enfin voté contre la proposition de loi autorisant l'adoption par les partenaires liés par un pacte civil de solidarité comme l’immense majorité des sénateurs membres du Groupe d’Union pour un Mouvement Populaire.

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Gérard BAILLY et l’agriculture : Une obsession permanente !

1602199799.JPGGérard BAILLY et l’agriculture :

Une obsession permanente !

    Invité, en octobre dernier, à exposer son opinion  sur la composition du nouveau gouvernement de François FILLON suite au remaniement ministériel, Gérard BAILLY répondait : « Le fait que l’agriculture soit associée aux affaires rurales donne une vision plus large ». Le sénateur jurassien ajoutait : « Il est également important que des ministres comme Bruno LEMAIRE à l’agriculture et Christine LAGARDE à l’économie soient encore au gouvernement pour assurer la continuité des dossiers. » (La Voix du Jura - 18/10/2010).

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Sénateur Gérard BAILLY :Lobbyiste de choc du monde agricole !

1602199799.JPGSénateur Gérard BAILLY :

Lobbyiste de choc du monde agricole !

   Elu en 2001 au Palais du Luxembourg, le sénateur du Jura est un infatigable défenseur du monde agricole. Depuis maintenant 10 ans, Gérard BAILLY consacre la majeure partie de son activité parlementaire à défendre les professionnels du secteur à la tribune du Sénat réclamant toujours plus de subventions publiques, une baisse des charges ou encore une simplification des démarches administratives pour les agriculteurs… Hormis cet impressionnant lobbying en faveur des paysans,  le bilan du travail du sénateur apparaît cruellement maigre !

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13.09.2011

Les Cahiers de devoirs de Christophe P.

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Chapitre 10 : Crime de lèse majesté

   Dans son numéro de septembre, l’Expansion passe en revue « les 15 politiques les plus en vue de Franche-Comté ». Selon le magazine économique, le Jura compte quatre « acteurs de carrure nationale !»

   Parmi les nominés figure Marc-Henri DUVERNET. Celui-ci est présenté comme « un élu de proximité », adepte d’une politique de proximité « ouverte et transparente » qui est par ailleurs engagé dans une douzaine d'associations. Ces piètres faits d’armes ont suffit à faire de l’élu du canton de Lons nord un élu de carrure nationale ! Et dire que le puiné de l’assemblée départementale me doit tout et d’abord son élection au poste de conseiller général !

   Sacrilège, mon ancien meilleur ennemi au sein du PS, Patrick VIVERGE figure également au sommaire de cet article. Pour tout fait de gloire, le conseiller général de Dole est présenté comme « un élu soucieux de bonne gestion » comme si je n’étais pas moi-même le meilleur pourfendeur des dépenses somptuaires comme l’explique le dernier numéro de mon magazine de mon conseil général. 

   Parmi les autres lauréats on trouve Jean-Michel DAUBIGNEY, également conseiller général mais de droite lui. Il a battu un autre de mes fidèles ennemis socialistes lors des dernières cantonales en la personne d’André VAUCHEZ ainsi que mon poulain à ce scrutin, Claude FRANCOIS. Son curriculum vitae semble à peine plus fourni grâce à son engagement dans la création de la zone Innovia et la mise en place de la communauté d'agglomérations doloise.

   Sylvie VERMEILLET figure également au palmarès de l’Expansion. Dans la presse parisienne, l’ancienne présidente de l’Association des Maires du Jura fait figure de « Porte drapeau du Jura ». Blasphème là encore ! Ne suis-je pas le plus illustre promoteur du Jura, moi qui viens de lui dédier un nouveau logo visant à « moderniser » l’image de mon département pour le rendre « plus attractif, plus visible ». Un changement de logo qui était devenu « une nécessité à l’heure de la concurrence entre les territoires » ai-je indiqué pour faire accepter mon projet de dépenser des milliers d’euros dans une opération aussi futile tout en affirmant que cette opération « ne coûte rien aux Jurassiens ! »

   Ainsi, l’Expansion a oublié de nominer le plus prestigieux des élus jurassiens, le nouveau Roi du Jura. Pire, le magazine économique n’a même pas eu la déférence de me citer une seule fois parmi « ceux qui ont le pouvoir en Franche-Comté ! » Sans doute faut-il voir dans cet oubli le fait que les 8 pages de l’article n’auraient pas suffit à relater les innombrables coups bas, les trahisons et toutes les autres manœuvres politiciennes qui marquent les 20 années de mon parcours politique chaotique.

   Du reste, depuis mon accession au trône, il est vrai que mon bilan sur le plan économique n’est guère glorieux. Face à la menace de licenciement de près de 200 salariées chez MBF Technologie je me suis contenté de susurrer au représentant de la CGT : « Si vous êtes optimistes, on ne peut qu’adhérer à cet optimisme » et annoncé que je travaillais « en coulisse » sur le dossier.

   Je n’ai guère été plus perspicace s’agissant de la fermeture d'Idéal Standard déclarant sur le plateau de France 3 : « Dans certaines situations la collectivité, l’élu à la possibilité d’agir, dans le cas précis, (…), il semblerait que le contexte du secteur concerné fasse qu’on était vers une situation quasi irréversible ! »

   Quelle injustice tout de même, moi qui n’hésite pas à comparer ma victoire à la tête de l’assemblée départementale à celle de François Mitterrand à la Présidence de la république. Moi qui prétends avoir profondément modifié le logiciel de fonctionnement du conseil général depuis le début de mon règne.

   N’en déplaise à la presse nationale, mon magazine Jura Mag, lui, ne tarit pas d’éloge sur son « nouveau président ». Mon site web départemental est lui aussi un fervent promoteur du nouvel homme fort du Jura. Je possède même ma propre page sur Wikipédia, concoctée par mon cabinet et qui contribue à mon rayonnement universel sur la toile en attendant que mon illustre patronyme figure en bonne place dans le Who’s is Who, le dictionnaire biographique de ceux qui comptent vraiment ! Et toc.

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Le Dindon enchaîné rejoint le collectif "Dole-Tavaux, l'aéroport de trop ?"

lodo fermez le dole tavaux.jpgLe Dindon enchaîné rejoint le collectif

 "Dole-Tavaux, l'aéroport de trop ?"

   La droite, lorsqu’elle était majoritaire au conseil général nous avait promis un "Nouvel envol " pour l’aérodrome de Dole-Tavaux. Aujourd’hui, la gauche, par la voix de son leader, nous annonce de "Nouvelles perspectives". Le Dindon enchaîné lui, titrait voilà déjà plus d’un an et avec justesse : "Le nouveau bide !" Les faits donnent désormais raison au gallinacé. En effet, plus de 20 mois après le lancement officiel du programme Nouvel envol, aucune des promesses faites à l’époque par les promoteurs de ce projet n’ont été tenues. Le nombre de passagers ayant transité par l’aérodrome jurassien n’a pas connu l’essor escompté, la mise en place d’une liaison régulière vers un hub européen a fait long feu tout comme la mise en place des lignes régulières vers Nice ou Munich. A l’opposé, alors que Gérard BAILLY nous avait affirmé que le transfert de propriété de cette infrastructure n’allait rien coûter aux contribuables , le conseil général du Jura a déjà englouti, en pure perte, plusieurs millions d’euros dans ce projet voué à un échec certain !

   Pour toutes ces raisons, le Dindon enchaîné a décidé de se joindre au collectif "Dole-Tavaux, l’aéroport de trop ?" afin de demander à terme la fermeture de cet équipement ruineux et sans avenir !

 Lire le communiqué de presse du collectif "Dole-Tavaux, l'aéroport de trop ?"

10.09.2011

Nouveau mensonge du sénateur Bailly

gérard bailly,sénatoriales 2011Nouveau mensonge du sénateur Bailly 

   Dans la dernière livraison de La Voix du Jura, le sénateur BAILLY  affirme, à propos de la visite de Gérard LARCHER dans le Jura, qu’aucun président du Sénat n’est venu dans notre contrée depuis le début de la V° République. 

   Une nouvelle fois, Le Dindon enchaîné se voit contraint de rétablir la vérité et de démentir formellement un gros mensonge de notre sénateur qui commence à devenir coutumier du fait. Une rapide recherche dans nos archives nous a permis de découvrir qu’à une occasion au moins, un président du Palais du Luxembourg avait fait le déplacement dans le Jura. Le 15 janvier 1983, Alain POHER était en effet présent à Bletterans. Celui qui occupera la présidence du Sénat entre 1968 et 1992, était alors venu présider l’assemblée annuelle des Maires du Jura.

   Le Dindon enchaîné avait déjà sévèrement tancé Gérard BAILLY à propos d’un très gros mensonge proféré par le baron d’Uxelles à propos de l’aéroport de Dole Tavaux. En février 2007, celui qui occupait alors la présidence du conseil général du Jura, affirmait dans le magazine "De Vous à Nous" qu'aucun investissement important n'était prévu avant 10 ans sur l'aérodrome jurassien et que le département venait de prendre sous sa coupe. L'élu ajoutait sans vergogne que « les Jurassiens n'auraient donc pas à supporter une dépense supplémentaire ». Or, les contribuables Jurassiens ont déjà déboursé plusieurs millions d'euros pour la mise aux normes des installations et la mise en œuvre du plan de développement « Nouvel envol » dont le bilan après 18 mois, s’avère totalement désastreux en terme de passagers et financièrement ruineux !

29.08.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P. - Chapitre 9

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Chapitre 9 : Mes 100 premiers jours de Roi du Jura

   100 jours, voilà désormais plus de trois mois que je préside à la destinée des 260 740 jurassiens. Après plus de 20 ans d’attente me voilà enfin à un poste à la hauteur de mes ambitions assorti d’un salaire mensuel de 5 512 € à la hauteur de ma valeur!

   Comme je ne cesse de l’annoncer, j’ai apporté un nouveau style à la tête du conseil général. Encore un point commun que je partage avec Sarkozy, le téléphone portable toujours à la main, le costume toujours impeccable, même lorsque je visite une ferme à Billecul au fin fond du Jura et bien entendu le même goût du pouvoir et de ses attributs.

   Selon La Voix du Jura, durant ces 3 mois de présidence j’ai travaillé entre 13 et 15 heures par jour et cumulé pas moins de 300 rendez-vous ! Mon journal favori, qui ne tarit pas d’éloge sur le nouvel "homme fort du département" précise qu’au cours de ces 100 premiers jours, j’ai complètement « modifié le logiciel de gestion du département ! »

   Depuis que je suis Président, je fais de grands discours avec de belles formules qui resteront certainement dans les livres d’histoire comme celle-là : « La politique est pour moi une vraie passion, l’action publique, une vocation. »

   Comme tout Président, je fais beaucoup de promesses que je ne pourrai pas tenir et j’abuse de formules creuses qui ne veulent pas dire grand chose. J’ai par exemple promis de construire une nouvelle image pour le Jura, assuré mes sujets de ma détermination à défendre les intérêts de mon département et affirmé que la gauche était prête à gérer et à développer le Jura. J’ai même indiqué qu’avec mes collègues, j’allais consacrer tout mon temps, mon énergie, mes compétences à relever les défis qui sont devant nous. Comme on dit, cela ne mange pas de pain !

  Depuis mon sacre, j’ai adopté la zen attitude, méthode Sarko là encore. Toutefois, il est vrai que cette « méthode d’ouverture » et « d’écoute », que je revendiquais lors de mon intronisation, je ne l’applique guère à mes adversaires de droite.

   En effet, à peine sacré Président, j’ai pris un malin plaisir à me venger de mes adversaires en ne confiant à l’opposition aucune des 11 présidences de commission de mon conseil général comme cela était le cas sous Bailly et Raquin. « Autres temps, autres mœurs » ai-je affirmé en réponse au chef de fil de la minorité qui se plaignait d’être si mal traité par le nouveau maître du département. Quant aux quelques 200 désignations de représentants du conseil général au sein des organismes extérieurs, j’ai pris soin d’en attribuer l’immense majorité à mes amis politiques, ne laissant à l’opposition que des miettes. J’avais promis à la droite qu’elle allait être surprise, la voilà comblée.

   Mais le meilleur restait à venir avec la désignation du président et des administrateurs de l’OPH. La vengeance est un plat qui se mange froid paraît-il ! Oublié donc mon engagement « échanger, écouter, confronter, débattre parfois ! » J’ai nommé, à la place d’Hélène Pélissard mon ami Robert Tournier à la tête de la structure, lui qui trépignait depuis 2008 d’occuper la fonction. Quand au suzerain de Lons le Saunier, j’ai réduit à néant son influence sur l’Office HLM faisant passer de six à un seul membre, le nombre de représentants de la ville préfecture au sein du conseil d’administration de l’établissement public.

   Mais mes 100 premiers jours de Président ne se résument pas à de beaux discours, des promesses sans lendemain et des règlements de compte. J’ai également beaucoup œuvré pour asseoir mon pouvoir et assurer ma promotion personnelle. J’ai d’abord viré le directeur de cabinet de mon prédécesseur, viré également le directeur général des services à qui j’ai signé un très gros chèque et enfin viré le portrait de Sarkozy qui trônait dans mon bureau de Président.

   Ensuite, j’ai embauché un nouveau directeur général des services, un directeur de cabinet, un directeur de cabinet adjoint à mon directeur de cabinet ainsi qu’un conseiller politique en charge des affaires locales. A la place du portrait de Sarko, j’ai fait accrocher la photo de feu Mitterrand. A propos de Tonton, j’ai déclaré, à l’occasion du 30ème anniversaire de son élection à la présidence de la République, qu’il « est toujours resté pour moi une référence, au-delà des controverses et des erreurs ! »

   Pour assurer ma promotion personnelle, je peu désormais compter sur les moyens mis à ma disposition par mon conseil général. Et, en moins de trois mois le site web départemental s’est transformé en organe de promotion de son prestigieux président avec des dizaines d’articles qui me sont consacrés. Mon site présente pas moins d’une cinquantaine de photographies de son illustre chef, quant au magazine De Vous à Nous, il m’est lui aussi entièrement dévoué. Je ne parle pas des milliers d’invitations envoyées au frais du contribuable pour toutes sortes de manifestations comme le Jumping international de Lons le Saunier ou encore mon Rendez vous républicain du 13 juillet… Mon titre m’offre même le privilège d’avoir ma photographie sur chacun des dossiers de presse de mon conseil général et mon illustre patronyme figure désormais en lettre d’or sur les recueils des actes administratifs.

   Depuis le 31 mars, j’ai donc beaucoup travaillé et je me suis surtout beaucoup déplacé afin que les Jurassiens aient l’honneur de rencontrer leur nouveau Souverain. J’ai notamment passé trois jours au Jumping International de Lons le Saunier sous le chapiteau du conseil général à serrer les mains de mes nouveaux amis.

   Outre ma zen attitude et mon style bling bling, ma présidence se caractérise également par ma légendaire modestie. C’est en effet avec candeur que j’ai comparé ma victoire à la tête du conseil général à celle de François Mitterrand en 1981 à l’Elysée. Pour me rapprocher de mon icône, j’ai même décidé de créer ma propre Garden Party dans les jardins de l’Hôtel du Département la veille du jour de la Fête nationale. Comme Tonton, j’ai décidé de lancer une politique de Grands travaux. Ainsi, j’ai inauguré le 13 juillet la nouvelle Marianne de Syamour et l’inscription de la devise républicaine sur le fronton de mon Palais. Parmi mes autres glorieux projets figure également le changement de logo de mon conseil général. Si cette opération est surtout symbolique visant avant tout à marquer mon règne, elle n’en coutera pas moins une petite fortune aux contribuables jurassiens qui me le doivent bien !

Une nouvelle ère s’ouvre donc pour le Jura mais surtout pour son illustre Monarque !

 - Lire le cahier de devoirs de Christophe P. - Chapitre 9 -

28.08.2011

Marie-Christine DALLOZ sur la toile

dalloz.JPG  Marie-Christine DALLOZ sur la toile après 1 416 jours de mandat !

   Marie Christine DALLOZ, députée de la deuxième circonscription du Jura depuis 2007, a mis en ligne son site web en mai dernier.

   La parlementaire précise, à propos de cet « espace virtuel d'échanges, de communication et de convivialité » : « Je me suis engagée en 2007 à être proche de vous et à l'écoute de vos attentes comme de vos questions. Je m'investis depuis très fortement sur le terrain et il devenait désormais nécessaire qu'un relais permanent existe. »

   Il aura donc fallu pas moins de 3 ans, 10 mois et 16 jours à notre députée pour mettre en place ce « relais permanent !!! » afin d'être à l'écoute des attentes et des questions de ses concitoyens !  Bien entendu, la création de ce site web n’a rien à voir avec la proximité des élections législatives de 2012, scrutin au cours duquel l’élue du haut Jura va jouer gros. En effet, après avoir perdu son mandat de maire de Martigna en 2008 et celui de conseillère générale du canton de Moirans en Montagne en mars dernier dans une lutte fratricide face à Jean Burdeyron, elle pourrait perdre l’année prochaine son seul et unique mandat électif, une perspective qui vaut bien quelques sacrifices !  

17.07.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P. - Chapitre 8

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Chapitre 8 : Ma première Garden party

   Alors que Sarkozy a décidé de supprimer la traditionnelle Garden party de l’Elysée sous prétexte de réduction des dépenses publiques, moi, Président du Jura, j’ai décidé de créer ma propre commémoration à la veille du jour de la fête nationale. Mon rendez-vous républicain, comme je l’ai intitulé, commémore mon accession au trône et le début d’une nouvelle ère pour le Jura dont je me suis autoproclamé le guide suprême.

   Rien ne manquait pour cette réception mondaine, les Fanions, la Marseillaise, la chorale, les petits fours et bien entendu le Crémant du Jura.

   Tous mes amis ont répondu présent à mon invitation pour cette cérémonie que j’avais placée sous le signe de la concorde et de la fraternité. Des amis de gauche bien sûr comme Patrick Viverge et Thierry Faivre-Pierret, mais aussi de droite tels François Godin, Clément Pernot, Jean-François Gaillard ou encore Sylvie Vermeillet. Même Jean Burdeyron avait fait le déplacement, lui qui, le matin même, m’attaquait violemment dans la presse en déclarant : «.Nous sommes privés d’expression. Moi, je peux me « castagner » (sic), mais toujours dans un esprit convivial et républicain. Or là, le président nous méprise. S’il continue, je vais sortir la Kalachnikov ! »

   Mes deux prédécesseurs étaient eux aussi de la fête. Pour preuve de ma nouvelle zen attitude, j’ai même salué et échangé quelques mots, en toute courtoisie, avec les représentants de la presse satirique jurassienne au nombre desquels figurait le gallinacé déchainé. Il ne manquait que Jean-Marie Sermier et les époux Pélissard pour que la fête soit plus folle !

   Lors de mon discours, je me suis présenté comme le plus grand défenseur de la république, prononçant pas moins de dix fois son nom. Ce qui ne m’a toutefois pas empêché d’envoyer quelques pics à certains de mes amis d’un jour comme celle-ci : « Aujourd’hui encore, il y a des grands hommes forts dans l’argument et de plus petits forts dans l’ignorance ! »

   A l’heure ou la droite fustige, avec une virulence bien inhabituelle, mon attitude à la tête de l’exécutif départemental depuis mon accession au trône, je me suis même affiché comme le garant de la démocratie et des valeurs républicaines. N’en déplaise à Sylvie Vermeilet, qui déclarait il y a quelques semaines dans Le Progrès : « J’aime beaucoup son mauvais caractère », j’ai fait preuve d’une maîtrise totale face à ces basses attaques ! Comme dit le proverbe : "Le pardon couronne la grandeur ".

   J’ai par ailleurs revendiqué le titre de « fervent artisan » du débat ajoutant : « Le débat, c’est (…) le respect de l’autre, c’est l’argument et non l’invective, c’est l’argument choisi et non l’argument armé ». Un discours qui tranche singulièrement avec les accusations de la minorité départementale qui se dit « brimée », « muselée », m’accusant même d’être « agressif, méprisant, hautain, cassant, dédaigneux… » à son égard. En guise de réponse à ces diatribes, je me suis contenté de citer l’illustre Talleyrand : « Tous ce qui est excessif est insignifiant ! »

   Prêchant pour ma paroisse, j’ai ensuite appelé tous mes sujets au rassemblement précisant : « Il ne peut y avoir de Jura fort que dans un Jura uni au-delà des clivages, des petites haines et des ressentiments ! »

   En définitive, de Talleyrand, j’aurais peut-être dû retenir une autre de ses citations : « En politique, il n'y a pas de convictions, il n'y a que des circonstances ! »

- Lire le cahier de devoirs de Christophe P. - Chapitre 8 -

16.07.2011

Les sénateurs jurassiens n’auront finalement pas leur prime de vacances !

senat.jpgLes sénateurs jurassiens n’auront finalement pas leur prime de vacances !

   Les questeurs du Sénat ont annoncé l'annulation de la prime exceptionnelle de 3.531,61 euros qu'ils avaient décidé d'attribuer aux sénateurs le 15 juin 2011. Officiellement, cette somme correspondait "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d'Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin.

   Saisi par le Président du Sénat, qui, dans un premier temps avait justifié du bien fondé de cette décision avant de faire marche arrière face à la polémique, le Conseil de Questure a finalement décidé, le 12 juillet 2011, de revenir sur sa décision.

   Il y a quelques jours, sur Public Sénat, Gérard Larcher avait pourtant défendu cette prime, indiquant qu'il s'agissait de « la revalorisation d'une indemnité liée à l'exercice du mandat », une indemnité qui n'avait pas été revalorisée depuis trois ans et qu'au final, il s'agissait d'un rattrapage équivalant à environ 98 euros par mois.  «  La démocratie, ça a aussi un prix ! Il faut que des parlementaires soient indemnisés » avait lancé le président de l'institution.

   Un sénateur touche une indemnité de base mensuelle de 5.514,68 € bruts, à laquelle s'ajoutent une indemnité de résidence de 165,44 € et une indemnité de fonction de 1.420,03 €, soit au total 7.100 € brut. A cette somme s'ajoute l'IRFM d'un montant de 6.240,18 € par mois au 1er mai 2011, destinée à "faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice du mandat".

   Le président de la commission des finances Jean Arthuis, la sénatrice PS Nicole Bricq et François Zocchetto, président du groupe Union Centriste, avaient tous trois annoncé qu'ils refusaient de percevoir cette prime.

   « Je ne comprends pas cette décision de la questure, dans le contexte actuel, ce n'est pas un bon signal, j'ai décidé de rembourser cette indemnité », avait déclaré le sénateur de la Mayenne. Selon le parlementaire, cette décision « attente à notre crédibilité, à celle du Sénat et donc à celle de l'Etat tout entier ». « Comme on dit en Mayenne, quand on balaye l'escalier, on commence par les marches du haut », a-t-il ajouté.

   « Je considère que c'est une prime indue », avait de son côté souligné Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne. « Nous n'avions rien demandé, cela m'a beaucoup surpris. Cette prime est totalement malvenue, quand bien même s'agirait-il d'un rattrapage », avait renchéri François Zocchetto.

   Quant aux deux sénateurs jurassiens, Gérard Bailly et Gilbert Barbier, ils s’étaient bien gardés de faire preuve de la même ferveur pour la maîtrise des dépenses publiques !   

26.06.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P.

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Chapitre 7 : Mon entrée dans l'Histoire de France

   J’écrivais le 30 mars dernier qu’avec ma désignation à la tête du Jura j’entrais dans l’histoire de France. Enfin, pour l’heure, à défaut d’avoir ma place au Panthéon et en attendant de figurer prochainement dans le Who’s is Who, "le dictionnaire biographique de ceux qui comptent" aux côtés de Jacques Pélissard, de Gilbert Barbier, de Pierre Jeambrun ou encore de Marie Christine Dalloz, j’ai déjà ma propre page sur Wikipedia, "l’encyclopédie libre", qui est à la connaissance ce que Mac Donald est à la gastronomie.

   Ce document présente ma photographie officielle de nouveau président assis à mon bureau. Il retrace l’éblouissant parcours scolaire du nouveau Président du Jura avec mon passage au Collège Saint Exupéry, au Collège professionnel de Montciel puis au Lycée Jean-Michel où j’ai décroché avec bravoure un baccalauréat G. Toujours selon Wiki, après deux années en faculté de droit, j’ai fait le choix d’une formation commerciale au sein de l’Institut Supérieur des Forces de Vente de la CCI du Jura. J’aurais ensuite occupé des fonctions commerciales dans le monde de la communication puis dans l’assurance.

   Selon mon biographe, depuis 1999, j’ai « choisi de conjuguer au quotidien (ma) passion pour la politique ». Une formule habile pour expliquer que depuis 12 ans j’ai cumulé, grâce à mes camarades socialistes élus en Rhône Alpes, des boulots sympas, bien payés et qui me laissaient pas mal de temps libre pour poursuivre ma carrière politique jurassienne : Chef de Cabinet du maire de Trévoux puis collaborateur de Jean-François Debat comme chargé de mission à la Région Rhône- Alpes puis Directeur de cabinet adjoint à la mairie de Bourg-en-Bresse.

   Toujours d’après ma biographie officielle, j’ai adhéré au Parti socialiste en 1988 pour soutenir François Mitterrand pour qui je garde « une vraie admiration ». D’après Wikipédia le nouveau président du conseil général du Jura a été proche d’éléphants du PS aussi différents que Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius ou encore Bertrand Delanoë.

   Dans sa lancée, mon scribouillard s’était même laissé allé à me présenter comme un « spécialiste des collectivités territoriales et de la communication politique » ajoutant même : « Il est un homme de convictions, toujours prompt aux débats ». Or, un petit malin, estimant que ces qualités n’étaient pas totalement crédibles, a jugé bon de les supprimer !

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16.06.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P.

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Chapitre 6 : Ma trombine de Président partout ! (Suite)

   Quel don de divination ! J’avais conclu le 3ème chapitre de mon Cahier de devoirs avec la phrase suivante : « Le prochain numéro du magazine du Conseil général du Jura saura, j’en sui sûr, rendre un hommage discret au "nouvel homme fort" du département ! »

   Et bien je ne me suis pas trompé. Mon conseil général vient de publier un nouvel opuscule du magazine Jura Mag et, comme je l’avais pressenti, celui-ci est presque entièrement dédié à son glorieux Président et à sa nouvelle équipe de sa nouvelle majorité départementale que je préside. Il faut reconnaître que mes services, avec 7 photographies de son illustre leader sur les 8 pages que compte ce tract, ont fait des prouesses. Certes, Gérard BAILLY avait fait beaucoup mieux que moi en janvier 2008 avec 15 photographies pour 24 pages, mais le baron d’Uxelles n’avait pas eu l’audace d’apposer son prestigieux faciès en couverture comme je l’ai fait moi, nouveau Roi du Jura !

   De plus, trêve de modestie, j’ai décidé de changer le sous titre de mon magazine et d’en faire "le magazine des Jurassiens", enfin du premier des Jurassiens plutôt, et non plus "du Conseil général" comme auparavant.

   Quant à mon site Internet, il parle toujours autant de moi, mais de manière beaucoup moins ostentatoire depuis mon billet du 6 mai dernier. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Peut-être ! En effet, mon célèbre patronyme n’apparaît plus guère dans le titre des articles qui me sont pourtant presque tous consacrés. A une seule occasion, ma fonction de Président a été usitée pour annoncer mon déplacement sur le canton de Champagnole. Quant aux autres articles, qu’il s’agisse du vernissage de l’exposition le « bond » Pasteur un savant sur l'Aire du Jura, de l’inauguration de SMOBY TOYS à Arinthod, du salon Cité 39, de mon déplacement sur le canton de Moirans en Montagne, de la remise des prix du Concours National de la Resistance et de la Déportation, du bilan des EDAT, de la remise des récompenses du concours d'affiches des écoles primaires ou encore de l’inauguration de la nouvelle Marianne de la ville d’Arbois, visite sur le canton de Nozeroy à la rencontre du monde agricole… Ce sont autant d’occasion de parler de moi et de présenter une, deux, voir trois photographies du nouveau chef du Jura. Grâce à mon nouveau site web, les Jurassiens peuvent contempler près de 50 photographies de leur illustre chef. J’avais promis, lors de mon intronisation de rendre compte aux jurassiens de mon action, voilà qui est fait !

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11.06.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P. - Chapitre 5

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Chapitre 5 : Ma méga gaffe sur DSK

   Voilà quelques semaines, j’ai eu la mauvaise idée de confier dans la presse mon soutien à DSK dans la course à la présidentielle de 2012.  Depuis le 14 mai, comme beaucoup de mes camarades qui soutenaient le patron du FMI, je suis dans la panade. Et, comme de nombreux autres leaders socialistes, on ne peut vraiment pas dire que j’ai brillé par l’intelligence dans mes commentaires sur cette lamentable affaire qui vient plomber nos projets pour 2012.

   En effet, j’ai déclaré que je n’entendais pas recevoir de leçons de la part des USA et que leur « pseudo-transparence ne sera jamais une référence pour moi. On ne peut pas se calquer là-dessus ». Déjà là, il faut reconnaître que je n’avais pas particulièrement brillé ! Mais, j’ai fait bien pire, en ajoutant que « les hommes ont le droit d’aimer les femmes et les femmes d’aimer les hommes ! »

   Paraît que cette dernière phrase n’était pas très appropriée. Allez savoir ce qui m’a pris de sortir une absurdité pareille ! Parler d’amour à propos d’acte sexuel criminel, de tentative de viol, d’agression sexuelle, d’emprisonnement illégal et d’attouchements non consentis, il n’y a que moi pour oser une telle comparaison. Jamais à cours d’idée lorsqu’il s’agit de sortir une énorme ânerie, je me suis enfoncé encore davantage en ajoutant : « Ma première réaction, ça a été de me dire : Quelle catastrophe pour lui et les siens, que ce soit vrai ou pas ! »

   En septembre 2009, dans un article de presse consacré à la mise en place du nouveau réseau de transport scolaires départemental j’avais déclaré : “Certaines mamans m’ont fait part de leur appréhension à l’idée de voir des adultes dans le même bus que leurs enfants !”

   Souhaitons que je fasse preuve d’un peu plus de discernement dans le cadre de mon mandat de Président du Jura !

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22.05.2011

Conseil d’un simple citoyen à son président de conseil général

Conseil d’un simple citoyen à son président de conseil général

 

    Depuis une semaine, le monde entier observe avec consternation les « turpitudes » d’un citoyen français qui occupait jusque là les plus hautes fonctions au sein d’un organisme de renommé mondiale.

   Cet épisode, absolument atterrant, donne une image pitoyable de notre pays, de ses hommes politiques et de nos valeurs. Et, comme si la situation n’était pas assez désolante pour les Français, certains représentants de notre classe politique, socialistes en particulier, on eu la bien mauvaise idée de prendre des positions particulièrement délicates et déplacées sur cette regrettable affaire.

   Le journal Le Progrès, dans son édition du 19 mai, a rapporté vos propres commentaires sur cette histoire sordide. Ces propos, qui ne méritent même pas d’être commentés tant ils sont inqualifiables, sont totalement indignes d’un élu de la République occupant une fonction telle que la vôtre. Lorsque vous prenez la parole M. PERNY, ce n’est pas seulement au nom du Parti Socialiste, que vous représentez bien mal dans cette affaire, ni en tant que proche d’un homme mis officiellement en examen pour 7 chefs d’inculpation mais c’est également au nom de tous les jurassiens.

   C’est donc en tant que citoyen que je m’adresse à vous afin de vous inviter, avec la plus grande courtoisie, à vous abstenir à l’avenir, lorsque vous serez amené à me représenter au titre de président du Conseil général du Jura, de faire des déclarations aussi indélicates afin de ne pas joindre la sottise au déshonneur et à l’infamie d’une situation déjà navrante.

- Consulter les propos de Christophe Perny dans Le progrès du 19 mai -

 

Alain PERNOT

20.05.2011

Les cahiers de devoirs de Christophe P. - Chapitre 4

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Chapitre 4 : Ma "Tonton Mania"

   L’un de mes premiers gestes de nouveau Président aura consisté à remplacer la photographie de Sarkozy qui trônait au dessus de mon bureau par celle de feu François Mitterrand.    

   Après les citations de Che Guevara sur mes cartes de vœux lorsque j’étais simple conseiller général, j’ai décidé, depuis mon intronisation à la tête du conseil général du Jura, de revenir aux fondamentaux. Et, en ce mois de mai, rien de mieux que de ressusciter les grandes heures de la gauche et notamment la victoire de 1981.

   J’ai donc troqué la révolution prolétarienne pour le coup d’état permanent. Rien que de très normal finalement pour un homme politique qui a milité une dizaine d’années pour Jean-Luc Mélanchon avant de soutenir la candidature de DSK pour représenter le PS à la présidentielle de 2012 !

   Le 30ème anniversaire du 10 mai 1981 tombe donc à pic, me donnant l’occasion de confier toute mon admiration pour Tonton. Une chance car mon programme lors des dernières cantonales était si mince qu’il me faut aujourd’hui improviser afin que l’on parle de moi ailleurs que sur mon site web départemental où l’on voit ma trombine partout à défaut d’y trouver mes réalisations. Encore une posture empruntée à Sarkozy, communiquer et parader à défaut d’agir concrètement !

   Il faut reconnaître que sur Mitterrand j’ai mis le paquet. J’ai notamment confié avoir « gardé pour lui une affection particulière » lui qui, « est toujours resté pour moi une référence, au-delà des controverses et des erreurs ». Une référence pour sa force d’être resté « fidèle à des valeurs qu’il a portées et transformées en réalité » une référence également « pour sa détermination ». Fort heureusement, le temps a expurgé bien des mauvais côté de la Mitterrandie.

   J’ai même déclaré que François Mitterrand avait « démontré la capacité de la Gauche à changer la vie ». Et que dire de cette formule : « Aucune défaite ne l’a fait douter, aucun mauvais coup ne l’a fait reculer. Déterminé, il a poursuivi son chemin. »

   Certes, je n’ai ni l’esprit, ni le verbe et encore moins le talent d’orateur de ma nouvelle icône, nous partageons toutefois un goût prononcé pour le pouvoir. Me comparer à François Mitterrand, en voilà une idée de génie. Certes, mes détracteurs vont encore clamer que ce n’est pas la modestie qui m’étouffe, mais au diable l’avarice, je suis moi aussi rentré dans l’Histoire de France depuis le 31 mars dernier !

   Et quel projet grandiose que celui d’organiser, le 3 juin prochain, la fête des victoires qui sera un « grand moment de rassemblement à gauche », que l’on présente comme un trait d’union festif, toutes proportions gardées, entre la victoire du 10 mai 1981 de François Mitterrand, et celle du 27 mars 2011, jour où le conseil général du Jura a basculé à gauche.

   Comme je l’ai indiqué dans la presse, « ces deux moments sont des moments historiques, chacun à leur niveau. Ils ont porté et ils portent en eux l’espérance de milliers de gens que nous n’avons pas le droit de décevoir ». Seul hic, la gauche en ce moment a les yeux tournés vers New York et au PS, l’heure n’est pas vraiment à la fête ! Quant à l’espoir suscité par mon couronnement de Roi du Jura, souhaitons qu’il fasse moins de déçus que le bilan de François Mitterrand à la tête de l’Etat Français. Toutes proportions gardées, bien entendu !

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